Rencontre entre chien et chat [PV Azami]

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Dim 4 Nov - 21:37
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Léna se demandait encore comment elle était arrivée là ? Une boîte de nuit bourrée à craquer à cette heure tardive un vendredi qu'elle avait prévu à la base de passer en solitaire à travailler comme toujours. Une bonne idée, celle de ses employées et collègues qui l'avaient ont peut le dire sans exagéré forcé la main pour venir "s'amuser", la surprise étant qu'elle se retrouvait à présent en tête à tête avec Azami avec qui la dernière rencontre ne s'était pas exactement bien passée. Pendant que les autres se trémoussaient sur la piste aux rythmes des...du bruit parce que pour Léna ce genre de musique n'en était pas à croire qu'elle avait passé l'âge de trouver ces nouveaux artistes contemporain qui tamponnaient frénétiquement sur une tablette comme des épileptique en crise "cool". Quel endroit ! La musique était assourdissante, elle avait même du mal à s'entendre penser, les lumières n'en parlons pas ou plutôt parlons-en ... un enchainement de flash qui l'aveuglait à demi avec des lasers on se serait cru en plein film se passant dans un futur lointain et tout ça en pleine scène de bataille et les danses... une bande d'animaux en chaleur voilà ce que cette chère russe un peu frigide en pensait de cet endroit. Elle n'en avait vraiment pas une haute estime loin de là, pourtant elle était jolie, habillée dans une tenue qui ne dénotait pas avec l'endroit puisqu'assez courte en bas et en haut pour que la danseuse se sente nue et assez gênée pour ne pas bouger. Elle porta son verre de vodka à ses lèvres, au moins l'alcool n'était pas mauvais , enfin... au prix de la bouteille...heureusement que ça n'était pas que du tort boyaux bon à faire fondre les parois de l'estomac.


La jeune directrice regarda la personne en face d'elle d'un rapide coup d’œil. Après leur dernière rencontre qui s'était révélée orageuse, Léna avait tout simplement évité d'être à moins d'un mètre de la professeur d'art non pas qu'elle en avait peur, mais tout simplement que connaissant la nature de leur caractère à toutes les deux, elle voulait éviter les paroles acérées d'Azami sachant pertinemment qu'elle risquait de sortir ses griffes et que c'était un débordement qu'elle souhaitait à tout prix éviter et voilà que cette personne était en face d'elle à moins de cinquante centimètre et qu'elle ne cessait de croiser son regard. Léna ne voulait pas le conflit, mais elle ne pouvait s'empêcher de la regarder dans les yeux car elle ne voulait pas non plus s'abaisser. Elles étaient peut-être dans un lieu de détente, mais l'on était jamais trop prudent quand-même.
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Dim 4 Nov - 22:55
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Une boîte de nuit. Bordel. La professeur se faisait fureur pour ne pas se frotter les yeux. Son regard noir et inquisiteur dissuadait la totalité de la boîte de l'approcher à moins de cinq mètres. Inutile d'en rajouter en étalent son maquillage sur ses yeux. Alors, à la place, elle se pinçait fort l'arrête du nez avec son index et son pouce. Ce soir-là, elle avait abandonné ses lunettes sur le bord de son bureau. Déjà qu'elle allait supporter les piaillements de ses collègues à propos de chose dont elle n'avait que faire, elle avait préféré ne pas pouvoir les voir nettement se déhancher sur ce qui semblait une piste de danse.
Un long et profond soupir échappa à Azami qui se leva pour remettre son slim noir verni au niveau de sa taille. Elle n'avait pas voulu rentrer dans le jeu de celle qui osera s'habiller le plus court possible – Jeu qui se faisait toujours gagner par la personne qui assumait le plus son corps. Elle préférait sa sobriété habituelle, s'étant permise une petite fantaisie avec son crop top sans manche.


Les secondes semblaient durer des minutes, les minutes, des heures. Elle n'avait pas encore piqué de scandale avec la directrice à à peine un mètre d'elle. Certes, ça aurait été un excellent moyen d’égayer sa soirée mais, il ne fallait pas le faire devant tant de témoins. Non seulement, la directrice pourrait en prendre un coup, mais aussi, l'Académie en serait peut-être affecté. Alors, agissant enfin comme une adulte sensée, elle lâcha son nez pour regarder les tâches de couleurs qui se formaient au-delà d'un mètre. Peut-être que cette décision mature était aussi causée par sa myopie qui cachait le visage pédant de madame Pétrova.


Au bout de ce qui semblait une heure, elle commença à oublier sa maturité. Elle glissa sur le dossier de la banquette et allongea ses jambes, ses talons noirs posés à quelques centimètres de la jambe de la directrice. Il fallait qu'elle fasse quelque chose, dire quelque chose. Elle ne pouvait pas rester inactive pendant plus de deux heures. Peut-être que ce qui semblait être une merveilleuse idée il y a quatre heures en était une moins bonne à cet instant. Elle aurait pu enregistrer toute la perversité de ces lieux pour les mettre en peinture. Puis, accessoirement, de les envoyer à sa cousine pour lui montrer encore une fois que le beau pouvait critiquer et complimenter. Elle pouffa de rire avant de se reprendre rapidement. Désœuvrée, elle finit par fixer un bon moment Mme Pétrova, sa tête posée sur la main.

– Vous savez, finit-elle par lâcher. Je ne vous aime pas. Vous avez toujours ce ton et cette attitude parfaite et condescendante. Vous êtes... une poupée de cire. Blanche, Flippante. Rien ne semble vous affecter et vous aimez diriger.

Certes, ce n'était pas le meilleur moyen pour commencer une discussion, mais il fallait mettre les choses à plat. Mettre des mots sur l'une et sur l'autre. Depuis la fameuse histoire avec Keiko, la professeure était perturbée et semblait être plus pédagogue. Et elle détestait ça. Alors, il fallait absolument remettre les compteurs à zéro. De plus, elle sentait que si la directrice ne voulait pas commencer à discuter de son plein gré, il fallait forcer la main. Et ça, Azami savait le faire mieux que quiconque.
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Dim 4 Nov - 23:34
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Heureusement que Léna était bien élevée même si sur le coup cette révélation avait failli la faire sortir de ses gongs, d'où cette femme se permettait de la juger comme-ça ? Franchement, pour une héritière de famille aisée, elle se demandait bien où elle avait pu être éduquée pour s'adresser ainsi aux gens ? Peut-être n'avait-elle pas eu assez de fessée dans sa jeunesse pour lui apprendre les bonnes manières ? Sa famille était peut-être de ces progressistes qui jugent que le bien de l'enfant passait par la non punition...ce qui donnait une bande d'enfant roi tyrannique et ignare trop gâté. Léna garda son calme alors que le talon de cette femme venait de s'échouer à quelques centimètres de sa cuisse avec autant de délicatesse qu'un saucisson pendu dans une cave qui se décroche pour atterrir par terre. Elle ne devait pas faire de scandale et c'est pourquoi elle fini par s'avancer vers son interlocutrice pour ne pas devoir crier pour se faire comprendre et répondit d'une voix parfaitement calme.


" Je ne vous déteste pas ... même si vous agissez toujours sans réfléchir telle une enfant qui fait fit de toutes règles de bienséance pour imposer les siennes ! Encore une artiste qui se pense incomprise et qu'on cerne dès le premier regard en somme... toutefois sachez que si réellement vous voulez mettre à plat et régler vos comptes avec moi, il serait plus adéquat de le faire dans un lieu plus calme qu'on puisse s'entendre penser et éviter de le faire aux nez et à la barbe de ces guignoles raffolant de ce genre de spectacle !"

Léna ne l'avait pas raté pour le coup, voici une pique toute en subtilité et en précision qui avait certainement fait mouche. La danseuse n'était vraiment pas d'humeur entre le fait qu'à chacune de ses respirations plus profondes elle avait l'impression que sa robe allait se rétrécir et dévoiler ses sous-vêtements des deux côtés et celui qu'Azami venait de lui avouer ses non-sentiments à son égard comme-ça devant tous le monde. Après- tout tant qu'à régler ses comptes et enterrer la hache de guerre autant le faire dans un lieu plus propice à cela qu'une boîte de nuit bourrée de personnes aux mœurs légères.


Léna finit par se lever avec aisance sur ses hauts talons dépassant que plus encore Azami perchée sur une hauteur en plus et pourtant cela ne sembla pas la déstabiliser ayant un très bon sens de l'équilibre.


" Je vous propose de sortir de cet enfer sur Terre...au moins dehors nous pourrons nous entendre parler "
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Lun 5 Nov - 0:49
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Piquée. Même si la directrice ne semblait pas le moins du monde avoir été touchée par ses paroles, elle sentait que c'était le cas. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres. Elles allaient enfin pouvoir discuter. Il valait mieux en terminer une bonne fois pour toute, même si elle ne l'avait pas fait avec la grande délicatesse de certaines personnes. Elle passa une main dans son cou masqué par ses cheveux qu'elle dégagea pour laisser un semblant d'air rafraîchir sa nuque. Encore avec cette allure élitiste, la directrice se leva en lui proposant d'aller prendre l'air. Azami croisa le regard de son interlocutrice et hocha la tête, en accord avec ce qu'elle venait de dire. Et, pour joigner le geste à la parole, elle remit ses pieds à terre et se releva, avec beaucoup moins d'élégance que sa supérieure. Elle n'oublia pas de prendre sa pochette mais oublia les affaires des autres. Tant pis, si elles se faisaient voler, c'était leur problème. Elle ouvrit la marche vers la sortie, ne vérifiant pas si Mme Pétrova la suivait.


Enfin sorties, la professeur rejoignit bien vite la rembarre sur laquelle elle déposa ses mains. Elle inspira profondément, sentant un mal de tête commencer à l'embêter à cause de ce changement d'endroit brusque. Ses tympans souffrait à cause d'un petit bourdon qui n'arrangeait pas ses maux. Elle se tourna à moitié vers la danseuse en laissant une de ses mains sur le bout de fer, le regard insondable. Elle se remémora de ses mots ''Artiste incomprise'', ''Enfant''. Soudain, un sourire qu'elle réprima bien vite vint la titiller. Elle avait envie de rire mais n'en fit rien, ce n'était pas le moment.


    – Au moins, nous sommes sûre qu'aucune de nous n'a une opinion favorable de l'autre. Il y a un point où vous avez raison, et l'autre tort. C'est vrai, j'emmerde les règles de bienséance parce qu'on ne peut pas s'exprimer avec du politiquement correct. Mais, je n'essaie pas d'imposer mes règles, je suis franche mais vulgaire et impolie mais je n'impose pas aux autres ma façon d'être et de voir. Peut-être à mes élèves mais elles ne comptent pas. Ce que vous avez du mal à voir Madame, c'est que vous ne pouvez pas sonder l'âme et le caractère d'une personne avec des ''On m'a dit'' et des regards froids. Vous pensez m'avoir cerné depuis longtemps mais je ne pense pas vu la définition que vous avez de moi. Vous transpirez le dédain pour ce qui n'est pas en ordre. C'est bien quand on fait de la danse, ça permet d'avoir de magnifiques prestations. Mais au niveau humain, vous êtes pire que moi. Vous n'aimez pas être bousculé, vous imposez votre vision des choses.


Elle pensait en avoir déjà assez bien dit. C'était à l'autre camp de s'exprimer et elle sentait que toute la douceur de la directrice allait jaillir de ses lèvres pour lui concocter un délicieux compliments dont elle avait le secret. Elle se rapprocha de la barre et colla son dos sur elle, faisant maintenant face à la danseuse qui n'allait certainement pas en rester là. Son expression était impénétrable, et ses iris obscures inspectaient le moindre geste qui pouvait trahir une certaine émotion de la part de la directrice. Allait-elle s'emporter ? Azami ne le pensait pas, elle allait sûrement encore garder son calme et cette expression figée.
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Lun 5 Nov - 9:19
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Léna alla signifier d'abord à ses camarades qu'elle sortait prendre l'air, un véritable parcours du combattant pour se faufiler jusqu'à elles et même Léna dû jouer des coudes pour se frayer un chemin dans ce tas de personne sentant l’enivrement et la transpiration plus que nécessaire. Ensuite, elle se dirigea vers la sortie qu'avait emprunté la professeur d'art une minute ou deux plus tôt sortant enfin de cette cage aux serpents. Les premières secondes à l'air libre ne furent pas aussi agréable qu'elle aurait pu le penser, la nuit étant tombée un petit vent glaciale semblait prendre plaisir à venir lui frigorifier les jambes tant et si bien que la directrice s’emmitoufla dans son manteau bien douillet avec un petit soupir satisfait. Malgré un mal de tête qui commençait à poindre sévèrement et ses oreilles qui bourdonnaient encore, elle entendit le commentaire d'Azami et comme elle s'y était attendue celle-ci était vulgaire dans ses mots et bien trop brutale toutefois il était vrai qu'elle l'avait peut-être sous-estimer puisque celle-ci pointa du doigt ce que Léna pensait déjà d'elle-même. Au fond, aucune des deux ne lâchait le morceau et si Azami sembla se retenir de rire, ce fut Léna qui craqua et qui émit un petit rire cristallin c'était même la première fois qu'elle brisait réellement son masque de dédain.

" Vous êtes trop sensible et à la fois trop fermée aux autres pour pouvoir donner une analyse qui tient la route ! Nous avons tout simplement eu un parcours et des expériences différentes, mais imaginons que j'agisse comme vous le faites ? En jouant les martyrs et en me rebellant contre toutes choses qui m'impose un code à suivre...vous pensez que l'académie tiendrait longtemps ? Je suis d'accord que l'art visuel, le dessin et ce genre d'expression sont propre à chaque personne et qu'aucune règle ne vaille cette liberté d'expression mais il faut différencier son art et la vie réelle qui sont deux choses bien différentes et c'est ça que je vous reproche. Je m'en fiche de votre façon d'enseigner bien qu'elle soit parfois au cœur de débat dont je me passerais, je m'en fiche de votre illustre nom de famille, je vois que votre façon de faire fonctionne et que vos élèves s'améliorent, que vous leur donner les outils nécessaires à leur épanouissement et c'est ça qui m'intéresse"

 Léna laissa une pause dans son monologue pour que la professeur d'art puisse intégrer ce qu'elle venait de dire puis continua d'une voix comme à son habitude posée et directe.


"Sachez que si je vous ai recruté, ce n'est pas pour pouvoir me pavaner en criant sur tout les toits que j'avais un illustre membre de la famille "Tamura" dans mon académie, je vous ai engagé parce que je voulais les meilleurs professeurs dans leur domaine et que la première chose à laquelle j'ai pensé quand je vous ai vue la première fois c'est que vous alliez faire la différence et que vous seriez à la hauteur. Et je ne me suis pas trompée car sur le plan professionnel vous vous en sortez à merveille et je n'ai rien à vous reprochez."


Léna respira un bon coup d'air frais avant de laisser choir sa dernière analyse sur la personne d'Azami Tamura.

"Toutefois, sur le plan social, je ne suis pas certaine d'être pire que vous, j'irais même jusqu'à oser dire que vous me valez bien à votre façon. Vous êtes impertinente, vous voulez toujours avoir le dernier mot et avoir raison et vous cacher votre sensiblerie derrière un masque fendu et craquelé de fausse méchanceté et tout ça pour quoi ? Vous protégez d'un monstre imaginaire ! Certes j’admets que votre commentaire bien qu'approximatif et mal formulé à pointé du doigt un aspect de ma personnalité que vous avez vu juste, j'ai horreur du désordre et je ne peux m'empêcher de vouloir remettre de l'ordre là où il n'y en a pas forcément toujours besoin, je suppose que c'est une déformation professionnel, nos expériences de vie forge notre caractère, vous avez le vôtre et j'ai le mien alors sans doute ne sommes-nous pas faites pour nous entendre, mais j'aimerais éviter de faire une reconstitution de la seconde guerre mondiale à chaque fois que nous nous croisons. Autrement dit si vous avez quelque-chose à ajouter, c'est le moment !"
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Lun 5 Nov - 18:59
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Azami écoutait la longue tirade de sa supérieure sans l'arrêter. Au fond, ce qu'elle disait, elle l'avait entendu des milliards de fois de la bouche de ses ancêtres. Tu mélange tout, tu es trop sensible. Tout ça, elle le savait déjà. Elle sentait un poids extrêmement lourd sur son cœur. Elle leva la tête vers le ciel sans étoile. C'était triste, extrêmement triste. Elle se mordit l'intérieur de la joue, ravalant toute sa frustration. Au fur-et-à-mesure que les reproches s'accumulaient, son visage se fermait peu à peu et son regard était attiré par un point dans le vide. Toute cette mascarade l'ennuyait, mais il fallait le faire en tant qu'adulte responsable. Elle resserra sa poigne sur la rambarde en espérant que ce discours allait bientôt cesser. Le ton hautain de la directrice l'énervait peu à peu. Elle ressemblait à ces personnes portant des écharpes toute l'année, passant leur vie dans les musées à critiquer les œuvres d'artiste qui avaient mit tout leurs efforts dans leur peinture. Elle détestait ces gens-là et elle détestait Léna pour oser lui dire ça alors qu'elles ne se connaissaient à peine. Mais, ce qui l'énervait le plus, était ses premières paroles horriblement juste. Elle avait toujours vécu avec son art, vécu pour son art. Pour Azami, sa vie était son art. Alors oui, cela avait des répercussions sur sa façon de vivre en société, pourtant, elle ne pensait pas que cela l'impactait autant. Elle avait toujours pensé que tout le monde chez elle exagérait ce point. Visiblement, ils n'avaient pas exagéré.
Cette fois-ci, un rire nerveux s'échappa des lèvres de la peintre qui baissa quelques instants la tête avant de la relever immédiatement, fixant ce qui lui semblait être les pupilles bleu clair de la Russe.


– D'accord, je suis une vieille fille sensible qui laisse son Art la guider. J'admets, qu'on a jamais osé me la sortir celle-là, murmura-t-elle en camouflant son mensonge. A présent, je ne dis pas que l'ordre soit une mauvaise chose. Je ne suis pas une de ces anarchistes juvéniles qui ne veulent pas à rentrer dans le système sous prétexte que c'est trop ''cool''. Si vous voulez faire de votre Académie un endroit de non-lieu, faites-le. Si vous voulez en faire une école militaire, faites-le. Vous pensez que vos choix sont les plus judicieux pour l'Académie parce que vous avez cette façon de penser depuis longtemps, ce n'est pas parce que dès que vous changerez quelque chose ce sera la Bérézina. Alors oui, mon argumentaire semble très décousu, excusez-moi, je suis quelqu'un d'extrêmement ''sensible'' mais vous l'avez compris je suppose. Ensuite, je sais très bien que vous ne m'engagez pas parce que j'ai une famille ancestrale et blabla.  Alors qu'elle changeait de sujet, elle marqua une pause avant de reprendre.– Au fond, si nous sommes sur la même longueur d'onde au niveau de ça, je sens que tout ce qui vous intéresse ce sont les résultats. Sinon, vous ne seriez pas venue me prendre la tête avec vos putains de ragots de l'école maternelle du coin.


Cette fois-ci, son ton ce faisait plus grave, plus accusateur qu'avant. Elle était rancunière et lui en voulait depuis la fameuse histoire dans son bureau. Elle n'avait pas que perdue son temps. On avait remis en question ses principes. Et ça, elle ne le supportait pas.




– J'admets que si nous ne nous étions pas vu pour la fameuse affaire, j'aurais peut-être pu passer outre votre comportement pédant. Je me serez contentée de vous souligner quelques uns de vos défauts mais ça se serait arrêté là parce que j'avais du respect pour vous. Maintenant, qu'il s'est envolé très loin, je vous dis Madame, que vous m'avez offensée. Je ne pensais vraiment pas qu'on me croyait si ''sensible'' comme vous dites au point de m'engager dans une relation dangereuse. J'ai un peu de bon sens pour m'éviter ce genre de situation désastreuse. Mais c'est une discussion close depuis bien longtemps. Je peux dire ça puisque nous sommes en dehors de nos fonctions. Vous vous êtes rabaissés à jouer le jeu de quelques midinettes à la vie aussi palpitante qu'un bout de pain.




Finissant enfin ce qu'elle avait à dire, elle tourna le dos à la directrice et observa le paysage obscur éclairé de quelques lumières de lampadaires.




Mais tu sais...,finit-elle par lâcher en oubliant le vouvoiement. 
Je cherche peut-être à me protéger, mais mon monstre est bien réel. Parce que, montrer ses défauts aux autres, c'est être faible. Puis, elle pouffa avant de continuer. Ouah... Si on m'avait dit qu'on ferait une séance de psychologie devant une boîte de nuit, j'y aurais pas cru...
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Lun 5 Nov - 21:26
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Léna termina sa tirade et se retint de soupirer ou de montrer quoi que ce soit qui trahirait son agacement momentané. Elle se demandait vraiment si Azami le faisait exprès, pourquoi diable était-elle aussi bornée ? Peut-être avait-elle été trop loin ? Elle s'était permise de lui faire une analyse complète de comment elle la voyait et la jugeait, et ce n'était pas très malin voilà pourquoi elle tentait toujours de laisser un fossé entre ses enseignantes et elle-même. Voilà donc qu'Azami pointait le véritable soucis, la directrice en était certaine, elle lui en voulait pour cette histoire avec Keiko. Toutefois avant qu'elle ne continue, elle la coupa aussi droite et nette qu'une lame de rasoir aiguisée.

"Non !vous n'y êtes pas du tout, vous n'avez pas compris ! Vous vous permettez de me juger mais lorsque je vous rend la pareille... vous ne l'acceptez pas, mais avez-vous simplement essayé de vous mettre à ma place ? Oui ! Je l'admets cette école compte énormément pour moi parce que dans ma vie je n'ai que ça et que j'ai tout investi de ma poche pour la faire construire, alors j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, vous pouvez trouvez ça stupide ou ridicule si ça vous chante ! Croyez-le ou non, mais les élèves qui entrent dans mon école et les professeurs que j'engage font partie de ma famille et dans ce sens je dois les protéger et ce même si parfois ça demande de devoir jouer les officiers militaires. Vous pensez que je l'ai fait de gaieté de cœur ? Vous croyez franchement que je n'ai pas mieux à faire de mes soirées que de briser le cœur de mes meilleures élèves pour une broutille ? Si ça ne tenait qu'à ma propre petite personne alors je n'aurais rien fait, mais figurez-vous que cette rumeur comme vous le dites a été décelée par des petites fouineuses qui en ont fait des photos et que comme l'une d'elle à un parent faisant partie du conseil d'éducation je n'avais d'autres-choix que de devoir jouer toute cette scène pour vous sauver le cul à vous et à cette jeune demoiselle ! Et vous voulez que je vous dise ? Votre putain de caractère me fatigue ! "


Voilà ! Finalement Léna avait fini par sortir de ses gongs et elle l'avait fait en beauté avec un magnifique accent russe à la fin de ce qu'elle disait. Elle se massa l'arrête du nez en soupirant, l'espace d'un instant son visage de poupée avait été prit d'assaut par des expressions, mais elle respira un bon coup pour  retrouver son visage inexpressif habituel. Au moins Azami pourrait se vanter d'avoir été la seule à la faire exploser. Léna la laissa continuer et se referma peu à peu ne remarquant même pas qu'elle l'avait tutoyé et à vrai dire c'était le moindre de ses soucis, à présent Azami n'était plus la seule à perdre son regard dans l'horizon car Léna le regardait aussi visiblement ennuyée, troublée par tout ceci.


" et moi donc... je...suis vraiment fatiguée de ce cirque ridicule... savourez bien votre victoire !"
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Mar 6 Nov - 21:55
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  • -- Ouah... Annabelle...


Ce fût l'unique chose que la professeur réussit à dire. Elle ne s'attendait réellement pas à cette éclat de la part de la danseuse si calme d'habitude. Elle était visiblement très à cran. Non, c'était un euphémisme. Sur le moment, Azami était réellement surprise, elle s'était préparée à un recadrage dans l'art de la femme avec ses airs supérieurs et son ton condescendant. C'était pourquoi elle n'avait rien à répliquer sur le moment. Elle ne vit pas bien le visage de Léna mais les vagues formes qu'elle arrivait à apercevoir la firent un peu peur.

Ensuite, vint le moment où Azami se sentit mal, très mal. Un sentiment de culpabilité l'assaillit. Évidement, l'Académie ne représentait pas la même chose pour Mme Pétrova que pour elle. Elle n'était qu'une professeur qui travaillait dans un établissement comme dans n'importe quel autre mais pour la Directrice c'était complètement autre chose. Même si le passage sur la famille lui a arraché une expression de dégoût, elle se fit extrême violence pour ne pas s'arrêter sur ça et commencer à cracher dessus. Même si elle était désagréable, elle savait quand se retenir. Et là, ce n'était pas le moment d'agir comme la vipère qu'elle était d'habitude. Son talon claquait frénétiquement sur le bitume tandis qu'elle refaisait face à la directrice tyrannique. Elle ne savait plus quoi faire. Encore plus hurler ? Réagir cyniquement ? Être gentille ? L'artiste poussa un profond soupir tandis qu'elle secouait sa chevelure comme si, à force, cela allait lui donner une solution.

Sa relation avec Keiko, même si elle n'était qu'amicale, avait pris plus d'envergure qu'elle ne l'avait pensée. Prenant enfin une attitude posée, elle s'assit sur la barre de fer en gardant toujours un contact sur le sol. Elle rumina tous les aveux de la directrice et pesa enfin le poids de ses actions. Elle baissa la tête, regardant son pantalon reluisant. Elle se sentait coupable, elle était coupable de ce qui c'était passé et, à présent elle ne pouvait plus le nier ou détourner le problème. C'était sa faute.

Je suppose qu'il faut que j'arrête de me lier d'amitié avec des personnes plus jeunes que moi. Ça n'attire que des problèmes... murmura-t-elle sur le ton de la plaisanterie.

Puis, elle releva la tête. Et, avec un demi-sourire et l'air plus relâché, elle dit d'une voix plus posée.

Désolée... Je ferais plus attention à mes actions, ne serait-ce que pour éloigner Keiko et l'Académie d'emmerdes superficielles. Je ne me réjouis pas que vous ayez explosé et j'ai dépassé le stade des boutons pour pouvoir de délecter de cette victoire stupide.

Azami s'avança vers la grande femme qui avait repris son expression habituelle, comme si tout ce qui venait de se passer n'était qu'un mirage, une illusion que le cerveau d'Azami avait crée de toute pièce. Elle leva la main vers sa supérieure hiérarchique et, toujours avec son comportement changé elle proposa une trêve.

– Au fait, éclatez plus souvent, ça vous rend moins désagréable, rit-elle en replaçant une de ses mèches noires derrière son oreille.
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Jeu 8 Nov - 11:27
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Léna avait absolument horreur de s’énerver ainsi, de montrer aux mondes qu'elle pouvait , elle aussi avoir des moments de faiblesses et à présent elle se sentait ridicule. La professeur allait certainement se moquer d'elle, voir même savourer sa victoire en fanfaronnant et pourtant contre toutes attentes, elle ne le fit pas. La danseuse russe se tourna vers l'artiste peintre qui disait ne plus vouloir amener de problème à l'académie et c'était déjà une bonne chose qu'elle avait admise, là où Léna paru surprise se fut lorsqu'elle entendit les plates excuses d'Azami et elle se demanda même si elle n'avait pas inventé ce moment.

La russe ne bougea pas lorsqu'Azami lui replaça une de ses longues mèches noires soyeuse derrière son oreille, elle n'appréciait pas qu'on la touche, mais à vrai dire elle était tellement  ailleurs dans ses pensées qu'elle ne sentit les doigts d'Azami toucher son oreille alors qu'il était déjà trop tard pour réagir et son visage rougit bien malgré elle.



" Vous... n'avez pas vos lunettes ?"

La jeune directrice n'avait pas réellement prit compte de ce détail jusqu'à maintenant, on ne pouvait pas dire qu'elle soit très observatrice, mais cette fois-ci, elle prit le temps d'observer Azami dans les yeux puisque celle-ci s'était rapprochée considérablement pour venir remettre sa mèche correctement. Léna n'avait plus envie de parler de ce qu'il s'était passé que ce soit du sujet fâcheux "KeikoXAzami" ou encore de ce moment gênant ou elle avait explosé littéralement le rôle qu'elle avait prit soin d'endosser et de fabriquer pour avoir les épaules digne de son statut de directrice d'Académie.
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