Les secrets ne le resteront pas longtemps [PV = AZAMI]

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Sam 3 Fév - 21:17
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La journée arrivait doucement à son terme en cette saison hivernale le soleil commençait à décliner et les élèves commençaient à rentrer chez elle. Le tic-tac incessant de la grosse horloge semblait écraser le silence et rappeler que le temps qui passait après chaque claquement de l'aiguille des secondes était perdu à tout jamais. Le bureau de la directrice aux meubles de bois laqués étaient parfaitement rangé, deux piles de dossiers trônaient sur celui-ci et tout semblait à une place choisie au millimètre près. La chaise en face du bureau pour les invitées était écartée car la directrice attendait quelqu'un. La professeur de danse classique et directrice rayonnait d'une aura particulièrement pesante, les lunettes posée sur son nez augmentait ses traits particulièrement soucieux comme son regard rivé sur la porte et qui semblait attendre définitivement quelqu'un, elle demeurait assise à son bureau dans un silence presque religieux sa posture bien droite qui accentuait son air imposant.

Léna Pétrova n'était pas femme à se laisser manipuler et encore moins à tourner autour du pot lorsqu'elle avait quelque-chose à dire elle le disait en mettant les formes, mais elle n'hésitait pas une seule seconde voilà en quoi on pouvait reconnaître ses qualités de leader, de directrice à la poigne de fer une femme déterminée et à la discipline de béton. Elle portait un petit ensemble tailleur pantalon très élégant et était comme toujours tirée à quatre épingles. Les pensée de la danseuse classique étaient quelque-peu embrumée par cette rumeur qu'elle souhaitait tirer au clair, elle avait entendu depuis plusieurs jours qu'une élève de troisième année aurait été aperçue avec la professeur d'art-plastique et ne souhaitant pas accuser à tort, elle voulait directement la questionner.

Elle savait bien-sûr que toutes personnes était faite pour tombée amoureuse et les élèves en plein tourment d'hormones comme les professeurs n'y faisaient pas exception, qu'une élève sorte avec une autre élève elle n'y voyait aucun inconvénient c'était tout à fait normal et justifié de découvrir ces choses-là entre adolescentes, qu'un professeur et un autre professeur sortent ensemble ça n'était pas son problème et Léna ne se mêlaient pas de ce genre de romance du moment qu'elles savaient rester professionnelle, hélas une professeur et une élève qui sortait ensemble c'était une tout autre histoire d'abord les mœurs n'allaient pas dans ce sens et si c'était un fait avéré, la professeur pouvait avoir de sérieux ennuis surtout si l'élève avait moins de 18 ans. Léna était donc assez soucieuse au sujet de cette rumeur qui pour l'instant était encore infondée. Elle avait donc fait parvenir un e-mail pour demander à la professeur concernée de venir s'expliquer et Léna comptait bien connaitre la vérité quelle qu'elle soit.

La danseuse russe venait d'amener une tasse fumante de laquelle une odeur de café sortait, noir comme toujours sans sucre et sans lait car elle n'aimait pas le goût des choses altérées et elle attendait tout en espérant ne pas devoir prendre des mesures radicales. La directrice n'état pas là pour plaisanter, car c'était une affaire qu'elle prenait très au sérieux d'une part parce qu'elle était responsable des élèves et d'autres part parce que cela pouvait avoir un impact fort négatif sur son école. Léna aimait le lieux qu'elle avait batti pour que les jeunes demoiselles puissent poursuivent leur rêve artistique et elle ne laisserait personne venir ruiner son travail et piétiner son rêve.

Elle reposa doucement la tasse sur sa petite assiette destinée à recueillir des gouttes de café fortuites si jamais il y en avait et elle reporta son regard bleu glacé sur la porte, il lui avait semblé entendre des bruits de pas et sans même attendre qu'on frappe elle énonça d'une voix forte qui imposait le respect.
"Veuillez entrer Tamura-sensei"

Léna avait juste eu le pressentiment qu'il s'agissait de la professeur d'art-plastique qu'elle avait demandé de rencontré et au moment où la porte s'ouvrir, la directrice était là pleine d’aplomb prête et faisant face de toute sa splendeur, avec tout son poids de directrice qui à écraser celle qu'elle avait devant elle pour obtenir les réponses qu'elle voulait. La japonaise à lunette dont le caractère abrupte avait fait le tour de son établissement allait-elle se montrer intimidée ? Léna n'était peut-être pas fille de riche ou faisant partie d'une grande famille, mais elle avait un sacré poids et une belle réputation à travers le monde qui penchait dans la balance et surtout elle venait de planter son regard perçant dans celui d'Azami Tamura comme pour venir scruter son âme de ses magnifiques yeux bleus cristallins. Le temps s'était comme arrêté l'espace d'une seconde et l'atmosphère était si tendue que ça en était palpable.


" Je vous en prie prenez place"


Léna avait dit cela d'un ton impérieux sans pour autant être un ordre tout en désignant la chaise au coussin rembourré devant son bureau. Léna avait le visage définitivement neutre ce qui empêchait quicquonque d'avoir un avis sur ce qu'elle pouvait penser ou ressentir.
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Sam 3 Fév - 22:55
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Plus énervée que jamais, la professeure d'Arts rayait machinalement les copies de ses élèves. Au Diable les contrôles théoriques. A quel moment maîtriser la théorie allait faire de ses élèves des prodiges de l'Art? Elle perdait son temps, elles perdaient leur temps et elles gâchaient du papier. Tandis qu'elle s'appliquait à mettre de jolis zéros, elle pensait à comment rentabiliser cette perte. Peut-être en leur faisant un exercice sur le recyclage. C'était chiant, elles allaient toutes avoir vingt et Azami n'aurait qu'à les envoyer aux parents pour leur montrer le supposé talent de leur fille. Fatiguée, la professeure reposa son dos sur le dossier en bois de sa chaise. Lorsque toutes les élèves avaient enfin mit les pieds dehors, Azami se sentait revivre. Elle était enfin seule, le silence qui régnait dans la pièce la mettait en confiance, les quelques rayons de soleils orange l'apaisait. Les copies qu'elle devait corriger furent laissées de côté en un quart de seconde. Alors qu'elle allait enfin goûter au calme et aux premiers coups de crayons sur son bloc-notes, toute l'ambiance cosy de la pièce se cassa à cause d'une maudite alarme. Certes, elle lançait une musique adéquate à la situation, mais la raison pour laquelle son téléphone vibrait ne lui plaisait pas tellement. A contre cœur, elle se leva lentement, prenant seulement son téléphone avec elle.


Même si la situation l'agaçait au plus haut point, la professeure se contenta de rejoindre l'endroit auquel elle devait se rendre. Les grandes vitres éclairaient l'artiste lorsqu'elle passait devant. Elle avait son habituelle allure imposante, ses talons claquaient sur le carrelage du couloir vide. Lorsqu'elle arriva devant la bonne porte, elle remit ses lunettes en place et, avant même qu'elle ne puisse frapper, une voix forte l'interpella, Azami leva les yeux au ciel. Technique d'intimidation, la surprise. Classique mais efficace. Avec ça, l'auditoire était forcé de se taire et de se laisser marcher sur les pieds.  En ouvrant la porte en bois, elle fut forcée d'admirer la directrice. Elle savait y mettre les formes lorsqu'il s'agissait d'une convocation. La proviseure semblait sortir d'un tableau antique. Statique, une présence qui effaçait presque la pièce parfaitement bien rangée, une précision au millimètre près. Deuxième technique d'intimidation, paraitre strict et cacher tout défaut dans sa présentation, il ne fallait pas mettre l'auditoire à l'aise avec des lèvres qui se courbent. Respectueusement, et surtout pour la forme, la japonaise salua sa supérieure avec une courbette. Elle ne parlait pas, non par crainte ni par soumission mais simplement qu'elle n'avait aucune envie de commencer une discussion avec la femme en face d'elle. Elle savait pertinemment qu'elle allait se faire remonter les bretelles dans quelques secondes et elle n'était vraiment pas d'humeur à entendre des "C'est pas bien d'être méchante! C'est mieux d'être gentille!" alors autant la laisser parler en première.


Lorsque la directrice invita Azami à s'asseoir, cette dernière s'avança vers la chaise devant elle et, d'un mouvement léger, s'assit en prenant bien soin de ne pas plier sa jupe sous elle. Bien installée, elle adopta la position de sa supérieure mais déposa son coude droit sur l'accoudoir. Le regard insistant de madame Pétrova ne déstabilisait en rien l'artiste. Troisième technique d'intimidation, le regard de la mort qui tue comme l'appelle les enfants. Le regard qui veut tout et à la fois rien dire. Cette technique permettait de pénétrer dans l'âme de l'auditoire. Pas de chance, c'était tombée sur Azami. Si elle voulait savoir à quoi elle pensait, il fallait qu'elle s'y prenne l'année dernière. Elle soutenait le regard de la danseuse sans aucun problème, elle n'essayait pas de chercher dans ses yeux la raison de sa présence dans le bureau, ça ne servait à rien, elle était beaucoup trop futée pour laisser ses émotions paraître dans son regard. Les secondes paraissaient à la professeure aigrie des heures. Personne ne parlait, la proviseure semblait beaucoup trop occupée à essayer de déchiffrer la nippone. Sauf qu'Azami, elle, n'avait pas tout le loisir d'être une jeune femme clouée sur son bureau dont le passe-temps était de ressembler à grand-mère un Dimanche après-midi. Alors, impatiente de reprendre le chemin de sa salle, elle délia à contrecœur ses lèvres et posa la question fatidique.

"Pour quelle raison m'avez-vous fait venir?"
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Dim 4 Fév - 10:09
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Léna était une jeune directrice très calme en apparence qu'on ne pouvait pas déchiffrer facilement, sa rudesse et sa discipline elle les avaient intégrées dans la douleur de l'apprentissage de la danse et elle s'en servait à présent pour tenir les rennes de cette académie. La directrice ne lâchait pas Azami du regard et elle ne s'attendait effectivement pas à ce que celle-ci baisse les yeux, la danseuse avait en haute estime cette professeur non pas pour son nom de famille ou ses qualités d'artiste, mais bien pour son caractère car être à même de dire ce qu'on pense sans détour c'était aux yeux de la russe la plus belle des qualités et cela révélait un grand courage. La danseuse étoile attendait simplement que la professeur rompe le silence et les secondes passaient plus lentement encore jusqu'à ce qu'enfin elle n'entende cette voix dont elle remarqua l'expression d'impatience mélangée avec un soupçon d'agacement l'état d'esprit parfait lorsqu'on voulait faire craquer quelqu'un. Azami avait beau être une grande femme du monde et une héritière de famille ancestrale avec tout le poids sur les épaules que cela représente, Léna avait plus d'expérience qu'elle.

La question à peine posée Léna sans lâcher Azami du regard le visage toujours neutre lui répondit alors d'une voix claire et sans détour.

"J'ai entendu pas mal d'écho vous concernant et sur vos qualités de professeur je n'ai rien à redire, malgré vos méthodes peu conventionnelles les résultats sont là. Toutefois et c'est là que je veux en venir, j'ai reçu plusieurs plaintes et cela m'inquiète car elles font toutes références à une relation avec une élève de troisième en section musique dont je tairais le nom. Vous n'ignorez pas que ce genre de comportement n'est pas toléré dans l'établissement et plus loin que vous risquez de sérieux problèmes. Considérez donc cette entrevue comme une chance et non comme un procès car je vous le demande y a t'il une relation ou pas ? Comme-vous le savez les secrets ne le restent pas longtemps dans une académie et il y a plein de petits yeux indiscrets partout."

Le discours de Léna bien que ferme n'était pas fait pour lui faire peur, mais elle cherchait réellement à l'accompagner et non pas à l'enfoncer. Elle voulait avoir ses réponses et la détermination qu'elle y accordait résidait dans son regard.


"Après tout vous êtes encore jeune, célibataire et ces jeunes filles sont en plein épanouissement, il est normal de se sentir charmée par l'une d'elle qui sort du lot, mais nous ne devons pas mélanger vie privée et professionnelle surtout quand ces jeunes demoiselles sont amenées à devenir pour la plupart des artistes professionnelles et cette demoiselle en particulier attire l'attention de par ses capacités et elle a un réel potentiel que je ne peux pas vous laissez gâcher. Alors si effectivement vous m'assurez qu'il n'y a rien entre-vous je vous crois, si vous me mentez je le saurais et sachez que virer une Tamura ne me fait aucunement peur si c'est pour protéger une de mes élèves ! "


Léna savait très bien jouer de ses connaissances et avec ses mots ce qu'on appelait la psychologie et voilà qu'elle avait assené son coup final qui montrait bien là le genre de femme forte qu'elle était. Elle savait que la plupart des membres du conseils et de l'administration étaient des fayots qui rampaient aux pieds des grandes familles du monde, mais la directrice n'en était pas et si elle devait mener une guerre pour ça elle était prête à le faire sans reculer. Elle espérait que le message était passé et qu'Azami allait sortir de sa coquille titillée par cette harangue.

La russe s'octroya une gorgée de café et regarda Azami pour lui demander d'une voix moins puissante et plus sur le ton de l'amabilité à présent qu'elle avait fini de dire ce qu'elle pensait.


"Je crois que nous avons à parler ! Voulez-vous un café ou un thé ?"

Cette phrase signifiait bien que la directrice allait lui sortir les vers du nez et ce peu importe le temps que cela lui prendrait. Elle se redressa prenant appuis sur son bureau de toute sa grandeur car, Léna était une grande femme élancée avec un corps de danseuse façonné par de nombreuses années de cette discipline ses gestes étaient précis, vifs et incisif avec énormément de grâce peu importe ce qu'elle faisait elle savait les yeux des gens rivés sur elle car elle était ensorcelante. Une pure beauté de l'est froide au regard fort telle un impératrice qui jaugeait ses sujets et entrait dans leur âme sans même en demander la permission et encore moins en s'excusant. Elle se faisait une place d'elle-même et savait se hisser en toute circonstance en haut du podium alors soit on la prenait pour amie et à partir de ce moment Léna devenait quelqu'un de dévoué ou alors on s'insurgeait et là cela pouvait très mal se terminer et elle ne le cachait pas.
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Dim 4 Fév - 12:11
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Tout d'abord, elle refusa "l'aimable" proposition de sa supérieure. Elle n'était pas là pour boire du thé, manger des cookies et discuter histoires de cœur et vacances à Djerba.
Alors qu'elle attendait toujours des réponses, elle entendit un son sortir de la bouche de la proviseure. Alléluia! Elle avait parlé! Décidément, fallait toujours faire le premier pas quand on voulait des informations. Mais, lorsque la directrice donna enfin la raison de la venue de la professeure, Azami voulut rire. Donc, à cause d'une dizaine de débiles qui voulaient la faire couler, elle perdait son temps dans ce bureau? Et bah dis donc, y'en a qui ont vraiment rien à faire de leur vie c'est triste. Elle savait très bien qui était cette élève mystère, la seule avec qui elle avait ""tissé des liens"" était Keiko, mais bon, il semblerait que sa supérieure adore rester vague sur le nom des gens. Elle retint un rire sarcastique mais laissa afficher un grand sourire amusé sur ses lèvres. Elle n'avait rien à cacher, elle n'était pas une personne qui aimait enfreindre les règles et si la proviseure pensait qu'elle avait aussi peu d'estime d'elle-même pour aller fricoter avec une élève, elle se mettait le doigt dans l'œil, très profondément.


"Et bien, merci, peu de personnes admettent que mes méthodes marchent, souligna la professeure.

C'est vrai, l'artiste n'était pas vraiment ce qu'on appelle un professeur "pédagogue". Pour elle, il n'y a personne pour encourager les artistes débutant dans la vie. La loi de la jungle s'appliquait très bien dans le contexte du monde des Arts, les plus résistant restaient, les plus faibles s'enfuyaient au premier obstacle.  C'est pour ça que, même si on jurerait l'inverse, elle respectait un peu les élèves qui étaient restés dans son cours.


"Et en parlant de "l'élève mystère" Je peux assurer que si j'avais envie d'avoir une trépidante histoire d'amour avec quelqu'un, je ne m'afficherais pas devant tout le monde. Peut-être que je n'en ai pas l'air mais j'ai un minimum de jugeote."

Azami n'avait pas de temps à perdre avec ces ragots infondés, et, même si ça l'amusait de voir la directrice se préoccuper des commères de l'académie, elle demeurait néanmoins très frustrée. D'une part, parce que la principale était aussi peu en confiance vis-à-vis d'Azami et d'autre part, parce qu'à cause de ces rumeurs, elle gâchait un temps précieux à rester assise devant une jeune femme s'étant déguisée en vieille pour avoir plus de crédibilité.
Nous y voilà! Le fameux moment où on mettait sur le tapis "Tamura". Qu'est-ce que sa supérieure essayait de faire? De l'intimidé? C'est drôle, parce que cet argument, l'énervait plus qu'il ne lui faisait peur. Ca y est, on supposait qu'elle fricotait avec quelqu'un et on mettait directement la faute sur "Oh lala, c'est pas que t'es d'une famille célèbre qu'on te donnera toute la liberté que tu veux!". Les gens qui ont déployé cet argument c'étaient tous retrouvé la face encastrée dans une porte. Avec toutes les techniques d'intimidations dont elle avait usé jusqu'alors, la directrice était bien partie pour qu'Azami lui donne un minimum de respect mais, son usage de la menace Tamura avait tout effondré.  Avec une pointe d'agacement dans la voix, la professeure répliqua à la mise en garde.


"Ouah! On me l'avait jamais faite celle-là, ironisa la professeure. Je n'ai pas que ça à faire que d'aller m'amuser à charmer des gamines. Je suis peut-être jeune et célibataire mais j'ai un minimum de maturité. Et même, imaginons deux secondes que je m'amuse à avoir une relation totalement perte de temps, vous pensez vraiment que c'est moi qui vais gâcher le talent et le potentiel de quelqu'un? Je savais qu'on avait peu d'estime pour ma personne mais à ce niveau, c'est de la compétition.  Pourquoi essayez-vous de me faire peur? Je suis peut-être une Tamura mais je suis avant tout Azami, et Dieu seul sait que Tamura ou pas, je n'ai pas peur qu'on me découvre à mentir puisque je ne mens pas. A quel moment serais-je assez idiote pour perdre mon temps et mon énergie à mentir. Très franchement, vous me décevez madame Pétrova, finit-elle de dire avec un ton très froid."

Oui, c'était la personne qui se faisait interroger qui disait ça. Derrière son regard de glace, Azami percevait que la femme en face d'elle était très contente du coup de pression qu'elle venait de lui assener. Dommage, elle l'avait fait sur la mauvaise personne, Azami n'était du genre à fondre en larme et à ramper aux pieds de quelqu'un. Si elle devait se faire virer aujourd'hui, elle devait le faire en grande pompe et avec classe. Elle savait que ça n'allait pas plaire à l'autre face à elle mais, au point où elles en étaient, elle n'était plus à ça près. Elle prit son air le plus hautain et posa son dos sur le dossier de la chaise. Elle croisa ses bras en dessous de sa poitrine et passa sa jambe droite au-dessus de celle de gauche. Un sourire hautain vint se dessiner sur le visage de la professeure. Si Léna voulait la faire parler sur des choses totalement inutiles, elles allaient parler. Si elle voulait l'écraser, elles allaient se crêper le chignon. Dans la douceur de la fin de journée, un froid qui semblait venir de Russie s'affaissa dans le bureau de la directrice et Azami, n'attendait qu'une chose, qu'elle riposte.
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Dim 4 Fév - 14:59
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La directrice était fière, elle l'avait amenée à parler et puis surtout elle était loin d'être idiote et elle ne s'attendait pas à ce qu'Azami s'effondre en larme ça aurait été bien trop facile et surtout bien moins intéressant car la directrice russe aimait les gens qui restaient debout face à elle. Elle était bien loin de trouver Azami pitoyable et elle l'écouta donc parler tout en prenant soin de noter chacun des mots que la professeur avait utilisé et quand bien même cette jeune femme coriace lui faisait son petit jeu de répondre à ses menaces tout en essayant de clouer le bec de la danseuse voilà qui était peine perdue car Léna ne leva même pas un sourcil, ne fit aucun mouvement. La directrice était une des rares personnes dans le monde à savoir exactement ce qu'elle valait ou pas et qu'on vienne la juger ou lui dire qu'elle décevait une personne cela ne lui faisait absolument rien toutefois elle avait bien remarqué cet air agacé alors elle savait que la bataille était gagnée tout du moins celle-là.

Quant à l'atmosphère du bureau elle avait toujours été tendue et à couper au couteau et sa manière de faire n'y avait rien changé. Toutefois la directrice se trouva à admirer quelque-peu la femme en face d'elle, elle n'avait pas froid aux yeux.



"Pas autant que vous ne me décevez j'en ai bien peur!"


Azami allait devoir apprendre qu'elle n'était pas la seule avec un caractère fort et des phrases incisives, sauf que Léna, elle avait un ton classieux en toutes circonstance et qu'elle n'était pas entrain de se cacher derrière un air arrogant avec un visage totalement ouvert et dédaigneux et que ce n'était pas elle qui se protégeait en affichant un faux-air désinvolte. On avait prêté de nombreux qualificatifs à Léna, calculatrice, manipulatrice c'étaient ceux qui revenaient souvent et de plus elle savait manier les mots et les phrases pour vous faire dire exactement.

"Il me semble que vous utilisez souvent les même qualificatifs à votre sujet, idiote, stupide, jugeote de plus dans chacune des réponses vous parlez du fait d'être en couple et je suis certaine puisque vous vous dites intelligente que vous savez que les mots plus que tout autre-chose reflètes réellement ce que nous souhaitons ou pas. Vous n'êtes pas une menteuse soit qu'elle merveilleuse nouvelle, vous êtes intelligence tant mieux je n'emploie que de telles personnes mais sachez que si vous êtes dotée d'un cerveau avec des connections rapides j'en ai un également c'est pourquoi je vous demanderais d'éviter de me prendre pour la dernière des imbéciles que cette terre ait engendrée et de me parler franchement. Dans cette école je suis votre amie, mais si cette relation perte de temps dont vous avez parlé vient à se savoir dans les sphères plus haute je ne pourrais plus rien pour vous et je dois dire que perdre un professeur de votre calibre viendrait à me contrarier quelque-peu."

Léna se tourna vers une porte dans son bureau qui menait directement au bureau de sa secrétaire légèrement entrouverte les vitres bien que légèrement voilée par un rideau montrait une silhouette frêle d'une adolescente. Léna tourna à nouveau son regard froid et sévère vers Azami abattant sa dernière carte à son jeu de domination.

" En tant que professeur je vous prie de bien vouloir jouer votre rôle jusqu'au bout et d'expliquer à cette demoiselle qui je pense a malencontreusement tout entendu de notre conversation à quel point vouer une telle relation est déshonorant pour vous ! "

Léna était toujours assez calme tandis que la porte s'ouvrait lentement pour dévoiler une personne de l'entourage d'Azami.
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Dim 4 Fév - 15:38
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La jeune violoniste essayait de se rappeler ce qu'elle faisait exactement dans cette pièce ? Il lui avait semblé que sa journée n'avait pas été aussi mauvaise que cela et qu'elle n'avait rien fait de tel qui justifie qu'elle soit appelée dans le bureau de la directrice. La jeune blonde s'était de suite sentie mal à l'aise avec ce tel regard de la part de la directrice qui lui avait demandée d'attendre dans la pièce d'à côté dont la porte avait été laissée entrouverte pas de beaucoup tout juste assez pour que Keiko n'aperçoive par l'entre-bâillement Azami qui entrait dans le bureau et là toutes les connections se fit le cœur de Keiko commença à s'accélérer. Elle n'avait jamais souhaité qu'Azami risque des ennuis et tout cela arrivait uniquement par sa faute.


La violoniste fermait les yeux ne ratant pas une miette de l'affrontement qui se passait à l'intérieur et les mots d'Azami furent dur. Keiko avait eu l'impression de se prendre un coup de couteau en plein cœur voir-même elle était plus qu'évident à ses yeux que ça lui aurait fait moins de mal. Elle tournait dans son fort intérieur les mots de la peintre, elle n'était donc qu'une simple perte de temps. L'adolescente sentit son cœur se serrer dans sa poitrine, elle avait des sentiments pour Azami et l'espace d'un moment elle avait espéré peut-être que ce soit réciproque et tomber de son petit nuage lui fit d'autant plus mal qu'on l'avait prévenue.


Elle était en colère qui donc avait bien pu rapporter cela à la directrice ? Elle pensa de suite à la professeur de littérature madame Crowley il ne pouvait y avoir qu'elle puisqu'elle ne l'avait dit à personne d'autre. Une tristesse immense l'envahit car au fond elle le savait que cette histoire était impossible c'était foutu d'avance et elle avait voulu y croire, mais Azami avait tout à fait raison, elle n'était qu'une simple gamine et qui plus est une perte de temps.


Il ne s'était en réalité passé que quelques minutes durant lesquelles elle avait sentit Azami se faire amener au bord du gouffre tandis que cette chère directrice paraissait en ressortir triomphante cela lui avait paru des heures voir des jours et elle aurait préféré cent fois qu'on lui arrache les dents à vif plutôt que d'avoir entendu ces vérités. 


Lorsque la voix de madame Pétrova retenti pour l'appeler, Keiko se releva de sa chaise tel un zombie tout avait été précieusement calculé pour qu'elle l'entende car elle en mettrait sa main à couper si la professeur de danse au regard si perçant ne pouvait pas avoir Azami, elle savait qu'une adolescente encore puéril et immature était à sa portée. La jeune blonde avait le cœur brisé, elle n'avait même pas eu le temps de confier à Azami ce qu'elle ressentait pour elle qu'on lui refusait d'emblée les sentiments qui étaient pourtant pures. Elle s'avança dont la tête basse, le regard vitreux de larmes prêtes à jaillir tournés vers ses chaussures pour ouvrir lentement la porte qui laissa un crissement léger se faire entendre dans la pièce avant de se révéler. Elle, la dernière carte à jouer, le dernier atout qui n'osait même pas regarder Azami dans les yeux comment le pourrait-elle ? Elle se sentait terriblement humiliée et elle sentait déjà qu'au moindre mots que prononcerait Azami elle ne pourrait en aucun cas retenir ses larmes.


Keiko se pensait plus forte que cela, elle avait eu l'illusion d'être une adulte, elle s'était pensée assez mature pour pouvoir vivre une romance avec un professeur sans que personne ne le remarque et manifestement elle n'était qu'une gamine et elle venait de s'en rendre compte de la plus douloureuse façon qui soit.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique résonne dans les cœurs"
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Dim 11 Mar - 12:55
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Azami, toute contente, avait fini sa tirade et avant que la directrice ne puisse ajouter quelque chose, elle décroisa ses jambes. En écoutant la directrice,  Azami souriait. Plus les mots de la directrice étaient et tranchant, plus le sourire de la professeure s'agrandissait. Il fallait l'avouer, elle n'avait pas la même aura et la même classe que son interlocutrice. Elle était différente. Azami attaquait avec des mots crus et des répliques cinglante. Léna, elle, semblait beaucoup plus sournoise et vicieuse. Ce face à face se transformait en une rencontre au sommet. Pétrova l'avait énervée à la convoquer en fin de soirée pour créer un drama alors qu'à cette heure-ci passait Les Feux de L'Amour, émission qu'Azami supposa être la série préférée de celle qui l'avait demandée de venir. Mais, devant le discours de la femme qui ne se laissait en rien démonter face à la provoque de l'artiste, Azami s'amusait. Elle commença à sourire. La pic avec le cerveau fit pouffer de rire la professeure. "Dans cette école je suis votre amie". AH! Quelle bonne blague... Azami s'avança devant le bureau et y déposa ses coudes en faisant attention à ne rien déranger dans l'organisation parfaite de sa supérieure hiérarchique.

"Excusez-moi madame, mais malheureusement, je n'ai pas d'amis. Je surveille moi-même mes arrières et je n'ai pas besoin que quelqu'un m'aide face à la difficulté. J'étais, je suis et je resterais seule face à tous les problèmes auquel je pourrais faire face ou que je pourrais engendrer. Néanmoins, je vous assure que rien de ce que je pourrais faire ou dire ne vous touchera ou touchera votre école. J'en fais la promesse ici devant vous."

L'air stoïque sur le visage de la principale ressemblait pour Azami à un j'en ai rien à foutre meuf de ce que tu me chante. Bien que la femme l'ait très déçue en lui faisant perdre son précieux temps, elle ne pouvait pas nier l'évidence. Léna avait un sang froid du feu de Dieu, jamais une personne ne s'était pas sentie au moins offusqué par la méchanceté gratuite et la vulgarité de la professeure. Elle aurait dû ramener une médaille avant de venir mais elle ne l'avait pas fait. Tant pis, elle n'aura qu'à lui envoyer par la poste.

Alors que la directrice se leva, Azami arqua un sourcil. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par "expliquer à cette demoiselle"? Elle supposa rapidement que Pétrova avait voulu lui tendre un piège en faisant écouter leur petite conversation à quelqu'un. Peut-être une élève. Mais qui ça pourrait toucher tout ce qu'elle avait dit. Elle reporta son regard vers la jeune blonde qui venait d'entrer dans la pièce. Bonté Divine fut la seule chose qui traversa la professeure à ce moment-là. Elle écarquilla les yeux, surprise. Néanmoins, les lèvres de la professeure s'agrandirent. Là, Azami sentit que son âme venait de créer un respect profond pour la directrice. Pas mal, très bonne stratégie. Néanmoins, maintenant la surprise passée, Azami se sentit mal, très mal. Elle avait passé beaucoup de temps auprès de la violoniste et la voir tête baissée n'était pas normale. Un silence gênant coupa la tension de la pièce. Elle ignorait ce que ressentait Keiko mais si elle n'avait rien à se reprocher, elle n'aurait pas une envie soudaine de regarder ses chaussures. Azami passa une main dans sa chevelure, massant son cuir chevelu. Elle regardait par la fenêtre pour savoir à présent comment elle allait éconduire la jeune artiste sans trop la blesser. Marre de chercher ses mots, elle reposa son dos sur le dossier et, en croisant ses mains sous sa poitrine lâcha enfin.

"Ecoute Keiko, malheureusement, tu as tout entendu mais bon, qu'est-ce qu'on y peut! Je sais très bien que toi même tu ne ressens rien à mon égard mais comme la directrice le veut, je dois te dire que si, à un moment, tu as nourri ne serait-ce un peu de sentiment pour moi, c'était une cause perdue. Donc, s'il-te-plaît, ne te torture plus ou pas l'esprit pour moi, d'accord?"

Le ton de la professeure était assurément plus doux que lorsqu'elle parlait à sa supérieure hiérarchique. Elle ne voulait pas lancer des mots trop crus et risquer de faire pleurer la seule personne qu'elle ne détestait pas dans cette académie. La gêne s'accumulait alors, elle dériva son regard vers la directrice et lui annonça d'une voix beaucoup moins sympathique.

"Je crois que ça ne sert à rien de garder cette élève plus longtemps. On dirait qu'elle a peur de nous. Relâchez la maintenant." souffla Azami.
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Lun 16 Juil - 13:52
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Léna avait horreur de ce sourire suffisant sur le visage de la professeur, elle avait l'air de prendre tous cela à la légère alors que c'était du sérieux. La directrice pu heureusement tenir son calme, ce n'était pas le moment de s'abandonner et de rentrer dans le petit jeu de son employée qui pour le coup lui faisait penser à une adolescente trop gâtée et capricieuse qui manquait clairement de respect à ses ainées.


Le discourt que la professeur d'art plastique tint à l'élève en section musicale n'était pas exactement ce que la directrice escomptait de sa part, mais au moins Keiko était intelligente et elle pouvait lire entre les lignes et éviter de s'écarter du chemin. La professeur d'art osa même donner un ordre à Léna et si cette dernière ne dis rien le regard froid qu'elle lança à Azami voulait tout dire. Il fallait vraiment que cette dernière apprenne à contrôler son impulsivité et son sale caractère et si la danseuse avait eu des poignards ou toute autres armes tranchantes à la place de ses yeux, la petite professeur artistique devant elle aurait probablement terminé découpée en sashimi.



Elle reporta son regard sur Keiko, elle n'était pas là pour la traumatiser et ses yeux devinrent plus doux comme ceux d'une mère pour son enfant, elle aimait profondément ses élèves qu'elle voyait grandir et qu'elle formait pour qu'un jour elles puissent s'envoler aussi haut et loin qu'elles le pouvaient.

" Je crois que vous avez bien compris mademoiselle Harushi ? Vous pouvez retourner à vos occupations à présent" Dit-elle d'une voix qui se voulait neutre, mais dans laquelle on pouvait sentir une certaine amabilité. Une fois que la jeune étudiante eu quitté son bureau, elle se tourna vers la professeur d'art-plastique.


" Merci de votre soutien, je ne vous retiendrais pas plus longtemps puisque vous avez l'air fort occupée" Dit-elle sur un ton beaucoup plus neutre en revanche, Azami lui avait clairement fait savoir qu'elle ne l'appréciait pas et au vu de son comportement que Léna considérait comme immature surtout pour quelqu'un de son statut social, elle n'avait aucune envie de lui faire le plaisir de lâcher prise.



La directrice avait également du travail à continuer et elle ne quitterai pas sn bureau avant le milieu de la nuit vu l'ampleur des dossiers qu'elle devait terminer.
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