La nouvelle Lottie [Libre]

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Mar 10 Oct - 10:39
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La pièce qui d'habitude résonnait de notes de musiques formant des mélodies était désespérément calme, elle aurait pu aussi être vide pour accompagner ce silence, mais ce n'était pas le cas. Une personne demeurait assise devant le piano avec le regard vide et dénué d'envie. Le vent faisait vibrer les fenêtres fermées espérant peut-être entrer, mais tout semblait être verrouillé même le cœur de la jeune pianiste pourtant assise à sa place devant le piano dont les touches était cachées par le couvercle de l'instrument. Le seul indice de sa présence était la porte ouverte de la salle et la lumière qui en sortait.

Lottie était revenue ce matin même au sein de l'académie et si les rumeurs de son retour en avait fait s'exciter de joie certaines, elles avaient vite déchanté en voyant la jeune fille. Elle avait calmement supporté les regards compatissants et plein de pitié des élèves au courant et de certains professeurs, elle n'avait rien dit lorsqu'on lui avait demandé si elle allait bien. La pianiste semblait absente de ce monde, elle ne souhaitait plus interagir avec qui que ce soit.

Elle ne supportait plus d'être prise en pitié alors qu'elle était la seule fautive de ce qui était arrivé à sa sœur. Le silence était accablant, elle s'était réfugiée ici pour ne pas avoir à faire aux filles de son dortoir, parce qu'elle savait que son histoire triste allait en faire raffoler plus d'une. On l'avait traitée de pauvre fille, la pauvre elle doit être si triste, la pauvre, je n'ose pas imaginer à quel point c'était difficile, tout le monde semblait essayer de vouloir se mettre à sa place, mais personne ne pouvait la comprendre.

Elle avait posé son portable sur le dessus du couvercle et comme pour la narguer celui-ci s'était mit à sonner dévoilant le visage souriant de Mary et Lottie détourna le regard, elle n'en pouvait plus de devoir se supporter tout les jours. Elle se leva prenant son téléphone pour le lancer avec force contre le mur. Elle était en colère contre elle-même, déchirée avec le cœur en morceaux comme son téléphone qui venait d'exploser sous la force de son impacte avec le mur renvoyant des petits morceaux de pièces détachées un peu partout dans la salle de musique.
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Ven 5 Jan - 15:29
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Comment le dire ? Comment le partager sans que cela ne paraisse ridicule ? Disons simplement cela comme la situation se trouve être, si vous voulez bien. Cannelle Leroy, nouvelle inscrite à l'université, est purement et simplement paumée. On ne rit pas ! C'est très difficile de ne pas se perdre dans un établissement scolaire aussi grand. Les pas s'enchaînant dans les couloirs à peine animés par quelques âmes vagabondes, elle cherche à rejoindre l'administration pour compléter les quelques points de son dossier qu'il lui faut éclaircir. Elle pourrait demander de l'aide aux maigres passants, mais c'est sa fierté qui est en jeu. A peine arrivée, se reposer sur les autres ? Hors de question. Elle s'arrête, un peu embêtée, et agite les bras vigoureusement dans l'air en le moulinant pour s'encourager. Allez, j'y suis presque, j'en suis sûre ! Si seulement. Des escaliers qui montent, des escaliers qui descendent, elle s'enfonce dans l'établissement comme un marin pour la première fois sur un bateau. Si seulement vous saviez l'enfer qu'est celui des grands bâtiments, sur le sol comme sur la mer.

Droite, gauche. Cannelle s'arrête à nouveau, après de longues minutes de marche. A présent, elle se sent complètement égarée. Dans le sens aussi bien littéral qu'abstrait. Elle se passe une main sur le front, sous sa frange, en fermant les yeux pour prendre le temps de réfléchir (ce qu'elle aurait sûrement dû faire bien avant, mais soyons bons). Adossée contre un mur, son sac posé sur le sol, elle rouvre les yeux pour regarder autour d'elle. Bien évidemment, il n'y a pas de françaises dans les parages, ce serait trop beau. En secouant la tête, elle chouine discrètement pour se détendre. Ici les accents sont aussi nombreux que les grains de sable dans le Sahara, alors comment faire ? Bientôt c'est le sauvetage, un sauvetage plus qu'inattendu. Elle entend un son brusque de heurt, puis quelques tintements. Sa curiosité est aussitôt attirée au bout du couloir, dans une classe aux lumières allumées. Elle se rapproche, après avoir rejeter son sac sur son épaule, et se penche sur le côté de la porte pour espionner sans méchanceté dans la pièce.

Une jeune fille, certainement plus jeune qu'elle, est assise devant un piano. L'air d'avoir le vague à l'âme, ses yeux trahissent le vide et la colère, des sentiments que Cannelle ne connait que trop bien. Après avoir prit une bouffée d'air pour s'encourager, débloquer ses membres trop timides, elle rentre dans la salle de musique et se rapproche de l'autre élève. Quelque chose ne va clairement pas. Dans l'un de ses pas, elle entend un léger craquement et recule vivement le pied en baissant la tête. C'est donc ce qu'elle a entendu. Il y a des morceaux d'éléments de téléphone un peu partout. Elle se penche, et ramasse les morceaux qu'elle trouve proches d'elle, pour les réunir entre ses mains et, en avançant à nouveau, les poser sur le bord du couvercle du piano. En levant légèrement la main, elle sourit à l'inconnue avec une certaine compassion, pleine de gentillesse. Bien qu'il soit difficile pour elle de ne pas se sentir gênée de le faire, elle ouvre les lèvres et s'adresse à elle d'une voix aux sons déformés par la surdité, dans un anglais rendu alors pour le moins original :

« Tu as une sacrée force ! Pauvre téléphone. Je ne sais qui c'est, mais tu devrais peut-être plutôt frapper la personne qui t'énerve. A moins que ce soit vraiment le téléphone ? »

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Ven 5 Jan - 15:59
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Lottie respire fort pour ne pas pleurer et pourtant ses yeux se remplissent de larmes qui menacent de couler à tout instant. Que lui arrive t'il ? Elle ne se reconnait plus et c'est peut-être mieux comme-ça, la jeune pianiste est certaine que si la elle d'avant rencontrait ce qu'elle était devenue, elle ne s'apprécierait pas. Elle baisse la tête lentement, les mains encore tremblante de son excès de colère et passe une de ses mains sur son front rejetant quelques mèches de cheveux vers l'arrière en soupirant.

L'élève en terminal se retourne vivement en entendant un des morceau de son téléphone croquer sous le poids d'un pied qui visiblement n'a rien à faire là où il est. Elle regarde surprise mais sans bouger la jeune femme qui porte un uniforme de l'université et qui ramasse un à un tous les petits éléments explosés de ce qui fut jadis son seul moyen de communication vers l'extérieur. Elle s'adresse à elle dans un anglais étrange, son accent est bizarre et sa façon de parler aussi.

La jeune brunette baisse la tête avant de répondre d'une voix aussi éteinte que l'expression de son visage.
"On ne peut pas frapper un mort..."


Elle se tourne vers la jeune femme, la regardant de bas en haut pour la détailler c'est sans doute impoli, mais elle n'en a que faire et puis de toute façon, elle n'est plus à cela prêt. Elle ne l'a jamais vue donc ça ne veut dire qu'une seule et unique-chose qu'elle vient d'arriver et donc en théorie elle ne peut pas la prendre par pitié. Cet uniforme, elle aurait dû porter le même, mais au lieu de cela elle stagne en dernière année.
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Ven 5 Jan - 16:24
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Il y a quelque chose qu'elle connait dans cette pièce. Il ne s'agit pas du piano, ou des quelques autres instruments près d'un mur, mais bien de ce sentiment de douleur. Il est omniprésent en ce lieu, comme si quelqu'un l'y avait ancré. C'est certainement elle, pense Cannelle. Elle ne la connait pas, ignore absolument tout d'elle, mais elle reconnait cet air, un air qu'elle a porté pendant de longues années. Ces années-là, elle avait vu disparaître progressivement le monde autour d'elle. Elle voyait les lèvres des gens s'agiter, mais aucun son n'en sortir. Elle voyait la gueule des chiens s'ouvrir, mais il n'y avait pas le moindre aboiement. Lentement mais sûrement, tout était mort autour d'elle. Elle avait été rejeté du monde par celui-ci, et avait ainsi du se créer son propre monde. C'était très certainement ce que l'autre jeune personne tentait encore de faire, de trouver un refuge où n'être pas jugée, blessée, où personne ne la verrait pleurer.

Elle la voit trembler, légèrement secouée par les émotions. Ses grands yeux se remplissent de larmes, des larmes qu'elle semble tenter de retenir bon gré mal gré. Il faut pas, faut que ça sorte. Elle le pense, très fort certes, mais ça ne s'entend pas. Et comment le dire ? Parler à nouveau, et sembler étrange ? Tant pis. L'autre jeune femme l'épie du regard, la zieute avec un minuscule éclat de curiosité peut-être, elle n'en est pas sûre. C'est son uniforme ? Elle ne le porte pas correctement ? C'est bien la première fois qu'elle en met un, en réalité, alors le doute la gagne vite. Mais non, elle remarque bien vite qu'il s'agit d'autre chose, bien qu'elle ignore quoi exactement.

Alors, Cannelle baisse sa carapace, la tortue sort sa tête, et elle pose son sac au sol près du piano avant de s'asseoir sur le bord du banc sur lequel se trouve l'inconnue. Elle peut partir, si elle veut. Elle peut se renfermer sur elle-même, et tout nier en bloc, vivre en éternelle suspension. Mais elle, Cannelle, elle est là. Et si elle peut faire quelque chose, alors elle le fait. Le bout de ses doigts caressent le couvercle du piano, avec lenteur. Elle tourne la tête, et regarde celle qui visiblement est une flamme soufflée et essoufflée. Elle marque une pause, cherchant ses mots, et finit par soupirer.

« J'avais la même expression que toi, quand mon monde a changé. »

Elle n'ignore pas que sa voix doit toujours paraître aussi bizarre. Mais elle ne peut même plus l'entendre. L'impression d'être Echo la reprend en plein vol à ras du sol, et cherche à la plomber violemment. Pourtant, elle s'accroche encore et, réunissant toute sa joie, elle sourit. Visage tourné vers la brune en plein profond chagrin, elle reprend de parler pour briser la barrière.

« Hm... Tu vois, moi, je suis sourde. Peut-être qu'en fait tu ne me parles juste pas, hein, mais si c'est pas le cas il faudrait que tu lèves la tête, pour que je puisse lire sur tes lèvres. »

C'est gênant. Et troublant. Voire même effrayant. Son cœur bat fort dans sa poitrine, si fort qu'elle le sent et s'inquiète même que l'autre jeune femme parvienne à l'entendre également. Mais peut-être serait-ce mieux ? Encourager un cœur affaibli à l'aide d'un cœur jouant des percutions. Courage, Cannelle, tu peux l'aider, se lance t-elle dans sa tête. Il faut juste briser le... Silence. Elle se sent petite, et ridicule. Si ça se trouve, l'autre fille n'en a strictement rien à faire d'elle. Mais que peut-elle faire de toutes façons ? Se lever et partir, comme si elle n'avait rien vu ? Le temps semble s'arrêter pour elle, les minutes s'étendre vers les heures, comme si l'éternité avait prit possession des environs. Elle baisse la tête, avec un moment d'hésitation, et triture ses doigts entre eux comme une enfant devant ses parents ayant plongé la main dans le pot de confiture.


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Ven 5 Jan - 16:56
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Étrange, très étrange même la jeune femme n'a aucune réaction à ce qu'elle vient de dire. Lottie, a l'habitude que les gens la plaignent et sans doute est-ce devenue aussi énervant que normale, le silence, ce silence en cet instant lui pèse et elle l'entends à nouveau lui parler et elle ferme les yeux très fort les gardant clos, sa tête toujours baissée et son visage cachés par ses longs cheveux bouclés qui forment un épais rideaux. Et voilà, encore une qui pense comprendre et qui fini par parler d'elle, son monde a changé et ironiquement Lottie a presque envie de pouffer de rire qu'est-ce qui peut être plus atroce de ce qui lui est arrivé ?
La réponse siffle à ses oreilles et la gifle mentalement si fort qu'elle relève sa tête aussi vite qu'elle le peut, ses cheveux souples suivant le mouvement pour dégager son visage où une expression de surprise momentanée à remplacé celle de la tristesse qui était restée apparente jusqu'à maintenant. Lottie se sentait coupable d'avoir pensé à se moquer d'elle alors qu'effectivement ça ne devait pas être facile à vivre. Elle ne s'imaginait pas du tout ce que c'était de ne pas pouvoir entendre le son de la musique ou bien même la voix des gens, sa propre voix, voilà pourquoi elle parlait de façon aussi étrange.
Lottie la regarda à nouveau à présent elle semble gênée et ressemble à une enfant qui attend sa punition, effectivement, peut-être qu'elle la comprend et sans doute beaucoup plus que n'importe qui d'autre alors que c'est une étrangère. La pianiste regarda l'étudiante universitaire qui joue avec ses doigts et elle fini par poser ses doigts fins et délicats qui caressaient habituellement les touches de l'imposant mastodonte au cœur tendre derrière lequel elles sont toutes les deux assissent. Elle déposa sa main bien chaude sur celle de la jeune femme qui étrangement a su la toucher,ce n'était peut-être pas ce qu'elle avait prévu, mais ses mots l'avait arrachée à la triste réalité et lui avait lancé en pleine figure un constat important qu'elle avait tenté d'oublier, elle n'était pas la seule dans le monde a avoir de la peine et à perdre quelque-chose ou quelqu'un d'important.
La lycéenne voulait avoir son attention et elle prit le temps de bien articuler pour se faire comprendre.
"Tu t'ap-pelle com-ment ?"
Elle se sentait un peu stupide, mais c'était la seule chose qui lui était venue et la seule façon qu'elle connaissait de commencer une relation c'était bien de se présenter. Autrefois, elle aussi aidait les gens et à présent alors qu'elle avait besoin d'aide c'était la seule personne qui lui avait apportée ce dont elle avait besoin et c'était très insolite. 
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Mer 10 Jan - 10:47
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« Tu t'ap-pelle com-ment ? »

L'autre jeune femme a relevé la tête, une expression de surprise balancé sur son visage de poupée. Peut-être comprend t-elle quelque chose ? Cannelle n'y prête pas vraiment attention, elle a pour habitude que son handicap surprenne les gens. En la voyant insister sur les mouvements de ses lèvres, hachant très certainement les mots comme pour être sûre qu'elle "l'entende", elle serre gentiment la main qui s'est posé sur les siennes. Un petit rire lui échappe, un drôle de rire, et elle reprend de sourire à son opposante. C'est adorablement mignon, de vouloir à ce point se faire comprendre. La française en est en quelques sortes touchée, loin de trouver cela aussi offensant qu'à l'accoutumé. La pianiste n'a pas l'air d'agir de la sorte pour se moquer d'elle, mais bel et bien parce qu'elle cherche à briser la barrière entre elles et démarrer une nouvelle conversation. Alors Cannelle réunit à nouveau son courage, l'empoignant des deux mains dans son esprit.

« Je m'appelle Cannelle. Cannelle Leroy. Et toi ? »

Elle penche la tête, dans un autre sourire plein de gentillesse, cherchant très certainement à rendre à la demoiselle ce qu'elle lui offre : un moment de répit, un instant calme où être simplement elle, que cela comprenne sa joie ou sa tristesse, sa force ou même sa faiblesse. A nouveau, un petit rire lui échappe, et elle reprend pour préciser :

« C'est vraiment très mignon alors j'hésite à te le dire mais... En fait, je te comprends même si tu n'insistes pas sur les mots. »

Ses yeux se ferment, calmement, son visage prenant une expression évidente. Le genre d'expression qui veut dire "C'est comme ça". Peut-être est-ce également un air de fierté, après toutes les années d'adaptation qui lui a fallu. A présent, elle se sent plus libre, moins encombrée par son handicap. Et c'est vrai qu'il y a de quoi être fière. Ses yeux noisettes se rouvrent, et se reposent sur sa comparse.

« Et puis on est toutes seules ici, alors je ne me concentre que sur toi. C'est pas difficile pour moi de suivre la conversation du coup. »

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Mar 16 Jan - 11:06
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Lottie continue de la regarder en attendant une réponse qui ne tarde pas à venir accompagner d'un sourire charmant et d'un petit serrage doux sur sa main posée sur les siennes. La jeune étudiante aux cheveux souples et bouclés descend son regard un peu surpris, elle n'avait plus été aussi tactile depuis longtemps à présent tant et si bien qu'elle avait oublié un peu cet effet réconfortant que ça peut avoir. Cette étudiante à la faculté se prénomme donc Cannelle, voici un prénom qu'elle n'entend que très rarement ignorant même d'où il peut venir et elle répond cette fois-ci toujours en la regardant dans les yeux, mais en appuyant moins sur le mouvement de ses lèvres à son tour.
"Tu peux m'appeler Lottie"


Lottie continue de regarder ses réactions et la trouve très expressive, un peu gênée de lui tenir la main de cette façon alors qu'elles sont encore étrangère l'une pour l'autre, elle décide de l'enlever doucement comme une caresse tout en écoutant prudemment ce qu'elle lui dit rougissant très légèrement lorsque la jeune femme lui avoua qu'elle la trouve mignonne et que ce n'était pas nécessaire d'exagérer à ce point ces mouvements de lèvres. La musicienne ne peut pas s'empêcher de se trouver légèrement ridicule en y repensant et puis elle regarde autour d'elles, elles sont effectivement toutes seules.

"Désolée ..."



Pourquoi s'excuse-t-elle alors qu'elle n'a rien fait de grave ? Elle l'ignore, elle était occupée à penser et à déprimer lorsque cette étrange fille est arrivée. Lottie en a presque oublié pourquoi elle était si en colère, cette fille qui lui est presque étrangère dont elle ne connaît presque rien et inversement qui ne connait rien d'elle apaise énormément les tourment de son cœur.
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Mer 24 Jan - 22:37
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« Tu peux m'appeler Lottie. »

Lottie, donc. Un prénom aussi mignon qu'elle. Ça lui va bien. La brune le pense, mais n'ose pas le dire. A vrai-dire, elle n'ose plus vraiment parler. Surtout à présent que la main de sa comparse se défait de la sienne. Certes, ce contact était quelque peu inattendu pour deux inconnues. Mais il avait été agréable, Cannelle l'avait apprécié. Et, maintenant qu'il n'est plus là, elle regarde sa comparse d'un air soucieux. A t-elle fait quelque chose de mal ? A t-elle était trop tactile ? Elle sait qu'elle n'y songe pas toujours, qu'elle est d'une nature beaucoup trop câline, beaucoup trop penchée vers les contacts physiques doux. La tête de la jolie donzelle se tourne, et ses yeux semblent arpenter la pièce à la recherche de quelqu'un, peut-être pour s'échapper à la situation. Mais non, elles sont bel et bien seules ici. Cannelle penche un peu la tête sur le côté, dans un air embêté. Est-ce trop étrange, finalement ? Au moins, à présent, elle ne semble plus pleurer.

« Désolée... »

Pourquoi s'excuse t-elle ? Cannelle, intriguée, penche la tête de l'autre côté. Peut-être pense t-elle que c'est elle qui a fait une bêtise ? Mais comment lui dire que c'est pas le cas ? Elle se remet à réfléchir, soulevant dans un air presque comique ses lèvres vers le haut à droite, tirant une sorte de moue. Finalement, elle frappe gentiment dans ses mains, comme si elle avait trouvé la solution. Et, en regardant à nouveau sa nouvelle amie semble t-il, elle lui sourit tout grand, sans plus la moindre once de timidité. Ce sujet-là, elle devrait l'aimer !

« Dis, tu joues du piano ? C'est ça ton truc, la musique ? »

Elle rit tout bas, un drôle de rire, un rire singulier, et ferme les yeux en frappant doucement du plat de la main son poitrail au-dessus de ses courbes. Boom boom boom. C'est ce qu'elle ressent, quand la musique percute, quand elle frappe, quand elle vibre dans ses membres.

« Comme j'entends pas, moi j'aime bien les percutions. J'aime bien quand ça frappe, comme ça je le sens. Mais ma mère m'a toujours dit que le piano c'était noble, mélodique. Tu veux bien en jouer pour moi ? »

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Lun 29 Jan - 15:52
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Lottie se sent légèrement gênée regardant sa nouvelle camarade qui penche d'un côté sa tête et elle ne peut s'empêcher par mimétisme de pencher aussi sa tête avec un air curieux se demandant bien à quoi elle peut penser puis la voyant pencher sa tête de l'autre côté, elle fait aussi pareil remarquant sa moue comique et elle laisse ses lèvres s'étirer dans un sourire sursautant tout de même lorsque Cannelle frappe dans ses mains avant de remettre sa tête droite et de hocher positivement la tête doucement. 


Le piano elle adorait cet instrument, non...elle l'adore toujours simplement c'est en partie à cause de lui que sa sœur s'est, elle ne veux plus penser à cela et pourtant son cerveau cherche continuellement à le lui rappeler. Elle aime la musique, mais elle se sent tellement coupable que son hobby ait pu faire du mal à quelqu'un, à sa propre petite sœur. Le regard de Lottie n'est plus le même, il devient plus sombre et alors qu'elle lui demande de jouer la jeune femme ne sait pas vraiment quoi répondre.


Une partie d'elle aimerait lui faire ce plaisir après qu'elle ait été si gentille avec elle et de l'autre, son envie est emprisonnée et elle s'était promise de ne plus faire de musique alors pourquoi vient-elle toujours dans cette salle après les cours ? Pourquoi à t'elle perpétuellement cette envie de caresser les touches de son piano ? Lottie regarde Cannelle qui s'adresse encore à elle, lui expliquant qu'elle ressent les percussions c'est sans doute sa façon d'écouter la musique ? Jouer pour elle ? Doucement, lentement de deux mains hésitantes, Lottie vient de placer ses deux mains légèrement tremblantes au-dessus des touches regardant le piano en question comme-ci il s'agissait d'un démon sorti du tréfonds de l'enfer.


La pianiste ferme les yeux lentement prenant une grande respiration avant de jouer la première note de musique depuis des mois, elle fait échos dans la pièce, vibre dans son propre corps et la fait frémir, ressentir une sensation qui monte dans sa colonne vertébrale, un plaisir intense au toucher avec l'instrument et au son de la note qui commence doucement à s'apaiser pour s'arrêter. La voilà qui commence à joindre à cette première notes d'autres notes qui forme une mélodie plaisante à ses oreilles. Une musique qu'elle connaissait par cœur, mais surtout elle semblait y mettre tous ses sentiments qu'ils soient positif ou au contraire négatif n'ayant même pas besoin d'ouvrir ses yeux pour reconnaître les touches du piano, l'instrument qui avait été son ami, son confident avant de devenir son Némésis était-elle occupée à se réconcilier avec lui ? Cela en donnait l'impression, mais c'était surtout pour faire plaisir à Cannelle.

Une mélodie alternant temps fort et faible pour que Cannelle ressente comme Lottie d'ailleurs les vibrations de cette mélodie à travers son corps. Lottie avait été une des meilleure élève de l'académie et ses notes, son assiduité en corps et surtout sa façon de jouer et de vivre, d'interpréter ses morceaux et même d'en créer ou d'en arranger à sa sauce lui promettaient un avenir radieux tout du moins avant qu'elle ne décide de ne plus jouer, mais était-ce réellement ce que sa jeune sœur aurait souhaité ?


La musique avait toujours été son moyen d'extérioriser ce qu'elle ressentait, elle ré ouvrit des yeux plein de larmes en continuant toujours de jouer comme pour se défaire de sa peine. Lorsque la mélodie s'acheva avec force, une larme avait perlé à ses yeux et roulait le long de sa joue, elle l'essuya d'un revers de sa main, elle ne souhaitait pas se mettre dans tout ses états devant sa nouvelle connaissance. Elle se sentait étrangement bien depuis tous ces longs mois, elle ne s'était pas sentie capable depuis trop longtemps n'osant pas retoucher à un instrument de musique. Elle tourna son visage vers Cannelle pour recueillir son avis, avait-elle apprécié, avait-elle réussit à ressentir toute 'intensité qu'elle avait fait passer dans sa mélodie ?
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Mer 31 Jan - 14:39
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Lottie se débat. Elle hésite, ne sachant visiblement pas quoi faire ou même simplement dire pour répondre aux paroles de la brune. Cannelle la regarde, d'un air bon-enfant, mais saisit malgré tout tout le défi de ce qu'elle semble avoir lancé si légèrement. A la façon qu'à sa comparse de regarder ce piano, de s'avoir devant lui, elle reconnait qu'ils ne sont pas étrangers. Loin de là, même. Mais elle le regarde comme un amant du passé, comme les gens qui, même s'ils sont toujours proches, ont disparu de notre vie. Et c'est bien pour cela que la française est décidée à les réconcilier, les rabibocher. Tout cet amour, ce serait dommage qu'il se perde. Toute cette passion, ce serait un vrai gâchis qu'elle se perde. Elle ignore totalement la raison, le "pourquoi" du "comment", mais elle est certaine qu'il faut une aide extérieure pour que les choses reviennent à la normale. Après ce temps de questionnement, d'hésitation, la jolie demoiselle pose ses mains près des touches, l'un de ses longs et fins doigts venant caresser l'une d'elle. Et, amenant ses mains contre le côté du piano en s'étirant un peu, Cannelle perçoit la vibration. Faible, presque timide, elle n'a rien de semblable aux percutions de sa musique favorite, mais porte son propre charme.

Et puis les notes dégringolent. Elles s’élèvent, et retombent, comme la neige pose son manteau. Lottie s'apaise, un peu plus à chaque noire, à chaque blanche. Les larmes s'amassent à ses yeux clos, alors qu'elle se laisse porter. Et, les yeux rivés sur elle, Cannelle se prend en pleine figure toute cette puissance, toute cette délicatesse. Une fragilité sophistiquée, comme un diamant taillé. Les vibrations provoquent quelques frissons chez elle, comme si la mélodie parvenait jusqu'à elle, comme si elle parvenait à vivre malgré le silence dans lequel l'étudiante habite. Et ce sont des couleurs qui lui viennent à l'esprit. Elle ferme à son tour les yeux, et imagine des vagues sur une eau claire. Parfois, elles se pourchassent, se chevauchent, et les frissons reprennent de plus bel. Bientôt, toute vibration disparaît. Et, rouvrant les paupières, laissant ré-apparaître ses jolis yeux, elle tourne la tête et croise le regard troublé par l'émotion de l'autre jeune femme. Elle l'observe, dans un temps de silence complet, puis lui sourit. Elle hoche la tête, lentement.


« Je n'entends pas les notes, mais je les sens. Ça m'a donné des frissons ! »

Elle rit, tout bas, de son éternel rire si particulier, son sourire étiré par l'intérêt. L'une de ses mains se lève, un doigt seul venant rencontrer une blanche sur la gauche du piano. Elle appuie, faiblement, comme par curiosité, puis retourne la tête vers Lottie.


« Ici c'est grave ou aigu ? Tu veux bien m'apprendre un petit truc ? »

Elle veut la faire parler, revoir cette étincelle. Elle semble tant aimer ce qu'elle fait, en vibrer d'émotions, et Cannelle l'envie presque. Mais ce qu'elle envie plus encore, c'est ce visage si concentré, ce quelque chose qui s'enferme dans un monde tout en l'offrant aux autres. Elle baisse un peu la tête, si discrètement, son sourire perdurant à travers ses pensées. Dans ces moments-là j'aimerais vraiment pouvoir entendre, écouter sa voix et les notes.

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Mer 31 Jan - 22:51
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Il est étrange parfois de ressentir de telles émotions dans des moments tout aussi étrange, pourquoi alors qu'elle ressentait une immense tristesse ses lèvres rosées s'étiraient dans un sourire pourquoi en voyant les yeux de la jolie brune au prénom épicée elle avait envie de sourire ? Elles devaient s'être rencontrées à peine et cela ne devait pas dater d'une dizaine de minutes à son humble avis. Troublée, c'était effectivement le mot et lorsque la jeune étudiante de l'université dont elle ne connaissait rien à part un prénom, un parfum et le fait qu'elle ne pouvait pas l'entendre, lorsqu'elle lui indiqua ce frisson qui lui avait prit en écoutant le son qu'elle avait fait au piano, elle se sentit gênée pour si peu en réalité. La pianiste trouve son rire charmant et elle la voit lever sa main pour venir frapper une touche et lui demander si c'était grave ou aigu oubliant presque qu'elle n'entend pas le son grave qui vient de résonner et elle lui demande de lui apprendre un petit truc.

 Lottie se tourne pour elle pour lui répondre avec un sourire semblable à celui de Cannelle.

"tu as appuyé sur une note grave, plus tu t'approches de la gauche et plus les sons seront graves à l'inverse vers la droite c'est de plus en plus aigu"
Lottie lui explique cela avant de se dire qu'elle aurait peut-être du parler plus lentement et elle la regarde de nouveau, cette jeune femme qui a la tête baissée. La musicienne se demande ce qu'elle pense en ce moment. L'étudiante n'avait jamais enseigné de façon très sérieuse quelques chansonnettes rapides que les enfants apprennent à jouer avec un seul doigt, mais rien de sérieux.


"tu souhaites apprendre quoi ?"

Demanda t'elle tout en réfléchissant, si elle lui donne une réponse, elle pourra l'orienter vers quelque-chose de pas trop difficile pour une novice.
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