-->



 

Partagez | 
 

 Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mar 12 Sep - 18:41



Lorsque le son forme une mélodie
FT. AZAMI TAMURA 


"C'est l'histoire d'un amour naissant, celui où les jours sont heureux, beaux et brillants, mais un peu compliqués. Parce que toi et moi, on se connaît depuis toujours. Cette histoire est à propos de toi, de moi...de nous tout simplement."

Le petit vent qui commençait à être frais en ce mois de septembre venait jouer avec ses longs cheveux blonds les éparpillant de son souffle capricieux et jouant avec ses mèches qui dansaient et virevoltaient avec grâce accompagnant ses mouvement de bras et de corps. 


La nuit tomberait bientôt et l'étudiante semblait comme absorbée par ce qu'elle faisait et pourtant les traits de son visage étaient détendus et sans aucune once de contrariété malgré le sérieux de sa mélodie. Une mélodie mêlant les temps fort et les temps doux, une contradiction de rythme, de temps de pauses de notes graves et aigüe s'enchainaient sans difficulté grâce à un jeu de doigts effrénés. On pouvait d'ailleurs remarqués que le bout de ses doigts étaient recouvert pour la plupart d'un pansement cachant sans doute une cloque ou une écorchure causée par ses entrainements intensifs.

A cette heure-ci, Keiko était seule dans le bâtiment scolaire ses devoirs avaient déjà été fait et comme tout les jours elle profitait de ce moment de tranquillité et de solitude pour pratiquer le violon. Elle restait très discrète en classe et malgré un travail toujours irréprochable, la jeune fille avait une réputation de timide alors qu'il n'en était rien. L'élève souhaitait éviter d'exposer ses forces et ses faiblesses devant des personnes dont elle ne connaissait pas réellement les intentions et se contentait donc de suivre les cours attentivement et de rendre son travail irréprochable sans jamais se vanter ou s'élever au dessus des autres.

Keiko entendait l'accompagnement d'un piano, une mélodie qu'elle était la seule à entendre alors que ses propres notes résonnaient emportées par cette brise enjouée qui taquinait la jupe de son uniforme autant que sa longue chevelure dorée. Les notes s'estompaient finissant par s'arrêter en douceur comme encore en suspension dans l'air. Keiko profita de quelques secondes de sérénité et de calme n'entendant que le vent qui passaient dans les branches et faisait bruisser le feuillages du cerisier parsemés de bruns, de vert et de rouge signant cette nouvelle saison d'automne.

Doucement, la jeune musicienne rangea son instrument dans sa boîte avec la plus grande des précaution comme-ci il s'agissait d'un objet fait d'un verre les plus fins et les plus fragiles qui soit essuyant l'instrument avec un bout de tissus en micro-fibre avant de refermer avant autant de soin son étui.


♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"


Dernière édition par Keiko Harushi le Mar 3 Oct - 20:51, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mar 12 Sep - 20:14

Fenêtre ouverte, la jeune professeur s'accoudait au rebord de la vitre. Nez au vent, elle inspirait l'air frais qui faisait légèrement ses cheveux ébènes. L'établissement était extrêmement calme en fin de journée. Plus personne ne circulait, les professeurs s'étaient tous exilés vers leur lieu de résidence, les élèves s'étaient ruées vers le réfectoire, leur chambre ou la cour lorsqu'elles entendirent le doux son de la sonnerie. Bientôt, le tintement des cloches de l'église résonna dans le petit village. Azami observa le joli spectacle des feuilles colorées qui se détachaient des arbres à la même cadence que les coups de cloche.
 
Devant elle, se trouvait des travaux d'arts à la pastelle. Il fallait l'avouer, les jeunes filles avaient toutes du talent mais se faisaient vite décourager par la langue de vipère de leur professeur. Pour sa défense, il fallait bien que ces jeunes réussissent à faire face aux critiques sinon, leur carrière était vouée à l'échec. Alors qu'elle s'amusait à marquer en rouge les points à revoir sans langue de bois et à glisser des petits encouragements en sous texte, la noiraude perçut une mélodie lui parvenir à l'oreille, la mélodie d'un violon. Joyeux et entraînant, bourré d'un expressionnisme notoire. Pourtant, il semblait qu'une partie de la mélodie manquait. Peut-être un autre instrument qui devait jouer. Mais même sans l'accompagnement, on ressentait toute l'émotion du violoniste. Une information cruciale ne lui parvenait pas encore à l'esprit alors, elle amena sa tasse à ses lèvres goûtant le chocolat brûlant qui réchauffait sa gorge malmenée. Le mauvais temps avait eu raison d'elle et la professeur s'était retrouvée rapidement très malade à cause d'un gilet oublié dans la salle de repos. Après quelques minutes de plus à corriger, elle enroula son écharpe autour du coup. Elle rangea les travaux soigneusement dans un trieur et se releva, tasse et pochette à la main.
 
Après avoir fermé la porte à clé, elle déambula dans les couloirs. Le froid et la maladie avait rougit sa peau laiteuse et son cerveau commençait à ralentir. Elle n'avait qu'une hâte, rentrer chez elle et dormir. A cette réflexion, elle voulut se gifler, un petit rhume la transformait en une de ces lycéennes qui ne voudrait rien faire de plus que de dormir. En sortant du bâtiment, elle entendait encore la mélodie qui se jouait depuis tout à l'heure. C'était une jeune femme blonde qui n'avait sûrement pas la vingtaine et qui jouait passionnément. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Azami s'imaginait déjà la vocation de cette fille: Devenir une artiste reconnue de ses paires et pouvoir vivre grâce à sa passion. Classique et naïf. Alors, le réflexe de la japonaise fut de lui envoyer un réplique cinglante. Sa voix cassée enlevait beaucoup de son charisme et de son dédain habituel mais on ressentait encore la condescendance de ses paroles.








"Je ne savais pas que les élèves se rabaissaient à être artiste de rue. Tu veux une pièce?"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mar 12 Sep - 20:40

La blonde savourait encore ce doux moment de calme avant de rentrer au dortoir du lys, le lieu où elle résidait depuis qu'elle était entrée en étude à l'académie et c'était un endroit fort bruyant. En effet, la plupart des élèves parlaient avec un niveau sonore nettement plus élevé que la moyenne, lors des repas avec le brouhaha qui résidait dans le réfectoire c'était tout juste si Keiko arrivait encore à pouvoir s'entendre penser. L'étudiante était si habituée a prendre son repas dans le calme lorsqu'elle habitait encore aux côtés de sa sœur et pourtant Yuna était une véritable pipelette qui racontait sa journée dans les moindres détails.
La violoniste ne s'attendait pas à ce que quelqu'un d'autre soit encore ici et surtout pas a entendre une voix aussi rauque s'élever et tonner avec autant de dédain pour sa personne. Keiko tourna un regard surpris et apeuré vers la jeune femme, elle ne l'avait pas en cours dieu merci, cependant elle avait déjà assez entendu parlé d'elle et de son mauvais caractère par les élèves pour s'en faire rapidement une idée et décider de ne jamais avoir affaire à celle-ci.
Quel malheur, pourquoi avait-il faillit que la musicienne ne fasse cette rencontre qui s'annonçait mal pour elle ? Elle venait de se prendre la réplique douloureuse de la professeur artistique avec autant de force qu'un pavé lancé dans une mare et elle était-là debout à ne pas savoir quoi dire. Elle aurait pu juste s'enfouir, mais étrangement elle se sentait très légèrement courageuse et elle ne savait pas si il s'agissait d'une bonne chose ou bien au contraire ce qu'il fallait éviter à tout prix.
Keiko resta silencieuse quelques instant ne sâchant vraiment pas quoi lui répondre, elle remarqua sa grosse écharpe pourtant il ne faisait pas si froid , ainsi que sa tasse d'où s'échappait une épaisse fumée caractérisée par une boisson chaude tout comme elle se souvenait de la voix éraillée de la professeur. 
La blonde s'avança donc d'un pas tranquille en ignorant superbement le pic lancé par la professeur pour lui faire un sourire doux et laisser à son tour sa voix mélodieuse et claire s'élever d'une façon calme et polie.
"Je suis navrée de vous avoir importunée madame, puis-je me rendre utile auprès de vous ? Vous m'avez en effet l'air bien chargée ?" La jeune demoiselle avait l'air très respectueuse et sincère dans sa proposition d'aide, elle n'espérait que très peu atténuer le mauvais pas dans lequel elle s'était fourré en se montrant aimable et disponible.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Ven 15 Sep - 15:12

Et voilà, la maladie la rendait beaucoup moins dangereuse et agressive. Elle devait sûrement se dire que la professeur d'Arts n'était pas si terrible que ça, que c'était de l'exagération et c'était pour ça qu'elle ne s'était pas enfuie en oubliant son étui derrière elle. Elle devait alors tout miser sur son comportement odieux. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette jeune fille faisait ressortir en elle un dédain et un mépris inouïe. Le regard apeuré de la blonde éveillait une certaine fierté en elle, elle adorait faire ça. Elle comprit vite que l'artiste avait dévié la pic mais ne s'en offusqua pas, un silence était mieux que des mots et en ce moment, elle savait qu'elle avait touché la violoniste en plein cœur.

 

Mais le bonheur ne fut que de courte durée lorsqu'elle vit la blonde s'approcher d'elle, sourire aux lèvres. Qu'est-ce qu'elle lui voulait? Du pain? Des cookies? Son mug? Bien qu'elle était à distance raisonnable, Azami recula, elle n'appréciait pas que l'on vienne à elle. Quand elle entendit la proposition de la blonde, la seule chose qu'elle répliqua fût.

 

"T'as besoin d'argent?"
 

Mais s'il y avait bien une chose qu'on lui avait appris, c'était bien de ne pas refuser les offres des autres alors, elle jeta dans les bras de la blondinette son trieur et son marqueur rouge.

 

"Tiens, tu devrais pas avoir de mal à porter ça."
 

Commençant déjà à partir, elle n'attendit pas une seule seconde avant de prendre la route vers l'auberge, la blonde avait intérêt à la suivre à la trace, elle n'avait pas envie de perdre les travaux de ses élèves. Non pas à cause d'une certaine prise de conscience sur les travaux des élèves mais parce qu'elle serait taxée de mauvaise professeure ou de je ne sais quoi qui ternirait sa réputation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Ven 15 Sep - 16:08

Suite à sa proposition plus que sympathique, la professeur lui aboya une réplique des plus cruelle. Keiko n'avait aucunement besoin d'argent ou encore de vivre, son père travaillait beaucoup et ainsi il avait un salaire avec beaucoup de zéro qui leur permettait de vivre avec tout le confort dont sa petite sœur et elle avaient besoin sans se soucier des fins de mois difficiles. Elle eut néanmoins le très bon réflexe de rattraper de justesse le classeur que la professeur venait de lui lancer avec dédain et l'étudiante en musique venait à se demander si il lui arrivait d'être sympathique avec quelqu'un d'autre que sa propre personne ? Malheureusement, elle laissa le marqueur rouge lui échapper préférant sauver le trieur, le marqueur rouge rebondit deux fois en un petit cliquetis sur le sol avant de rouler un peu plus loin sous le banc en bois.

La musicienne le récupéra puis se tourna pour voir que la professeur au très mauvais caractère s'était déjà éloignée de quelques pas ce qui la força à presser le sien pour la rattraper à grandes enjambées. La jeune violoniste suivait en ne pipant mot la professeur à la tasse encore fumante dans les mains, elle la suivit hors de l'académie et espérait qu'en revenant elle arriverait à trouver son chemin car elle ne connaissait pas du tout cette ville et ne s'était pas vraiment éloignée de l'académie lors de ses rares sorties du dimanche et du samedi.

Où donc l'emmenait la professeur d'art ? Keiko ne préférait pas poser la question évitant ainsi l'humeur désagréable de cette adulte pour qui parler gentiment devait faire partie de ces efforts surhumain qu'on préfère ne s'accorder qu'une fois par an, et encore. La violoniste, n'avait pas vraiment eu une bonne impression de la professeur mais peut-être que si elle était désagréable c'était avant tout parce qu'elle était malade ? Cela pouvait expliquer sa mauvaise humeur ou son ton de voix assez impératif et sec, après de ce qu'elle avait entendu de la part de ses pairs au dortoir, cette professeur n'était pas des plus sympathiques, certaines allaient même jusqu'à la traiter de peau de vache ou de vieille fille acariâtre.

L'étudiante en troisième année préférait éviter de faire partie de la liste noire de sa professeur, elle souhaitait achever sa dernière année de lycée sans se faire mal voir par qui que ce soit. La blonde essayait de mémoriser des points de repères afin de rentrer sans embrouilles jusqu'à l'académie, mais elle se demandait si le lieu de villégiature de la professeur d'art se trouvait encore loin ? Elle osa briser le silence qui s'était installé jusqu'ici et le regretta immédiatement au moment même ou le son de sa voix sortit de ses lèvres rosées et douces.


"Demeurez-vous encore loin madame ?" Elle su tout de suite qu'elle aurait bien mieux fait de se taire plutôt que de lui dire une chose pareille. Keiko s'imaginait déjà se prendre une réplique qui fusillerait sur place la dernière once de dignité et de confiance en elle qui lui restait.


♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Ven 15 Sep - 16:53

Alors qu'elle marchait encore, sirotant son chocolat, la jeune femme observait avec ses yeux d'artiste le monde, elle imaginait encore une nouvelle toile. L'auberge était à quelques minutes de l'académie, peut-être une bonne demi-heure. Elle aurait put prendre le bus, appeler un taxi ou même ramener sa voiture mais le matin même, la japonaise eût envie de marcher pour déboucher son nez et lui donner un minimum d'énergie pour une journée qui s'annonçait très longue. Peut-être qu'elle allait faire souffrir la blonde, une bonne heure de marche était souvent horrible, surtout avec un instrument à la main, Azami pria alors qu'elle ne trouve jamais l'arrêt de bus. Elle rit mentalement lorsqu'elle vit la souffrance sur la musicienne. Soudain, un éclair de gentillesse lui traversa l'esprit. Pourquoi faisait-elle ça à la violoniste? Elle ne lui avait pourtant rien fait. Puis, rapidement, elle se souvint que c'était pour le fun.


"Encore très loin."


Azami n'aimait pas faire la discussion. Elle ne supportait pas ça bien qu'elle sache tenir une discussion intéressante. Alors, elle se mit à marcher plus vite, se renfermant sur elle-même pour lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas lui parler. Bien vite, en arrivant prêt de la forêt aux abords de l'auberge, elle prit enfin conscience qu'elle, la "diabolique sorcière" avait demandé à une élève lambda de la suivre. Sûrement, la blonde se posait la question de pourquoi et sans doute avait-elle pris peur, alors, la professeur répliqua.
"C'est bon je vais pas te violer. Je les préfère moins idiote."


Tant qu'à la rassurer, autant lui jeter une petite pic.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Ven 15 Sep - 18:24

Keiko regarda la professeur était-ce un éclair de gentillesse qu'elle avait vu passer dans ses yeux en l'espace d'un bref instant ? Vu la réponse qu'elle venait de lui donner avec un air satisfait ça ne devait-être que chimère à croire que cette jeune dame prenait plaisir à la briser. La violoniste se demanda pourquoi la directrice avait engager quelqu'un d'aussi froid et elle se posa ensuite la question de savoir si elle agissait de la même manières avec d'autres adultes ou si son comportement désagréable et hostile n'était réservé qu'aux élèves qu'elle semblait mépriser ?

Le chemin était difficile surtout que c'était une pente assez raide et que son violon commençait à peser lourd en l'espace de quelques minutes elle avait dû se résoudre à changer de mains plusieurs fois, mais elle ne voulait pas s'en plaindre pensant que la professeur y pendrait bien trop de plaisir. Le chemin se fit plus doux et la professeur prenait une certaine distance à croire qu'elle voulait semer Keiko ce qui était ridicule puisque la jeune étudiante portait son classeur.

La ruelle qu'empruntait la professeur était sinistre, bordée d'arbres dont les feuilles formaient un tapis glissant sur le sol et voilà qu'elle lui rétorquait qu'elle n'allait pas la violer ce qui désarçonna complètement Keiko qui ne fit pas attention sur le moment où elle venait de poser son pied. Le pied de l'étudiante glissa emportant le corps de la violoniste avec lui qui tomba lourdement sur le dos dans un bruit assez peu ragoûtant de feuilles réduite en bouillie avec de l'eau. Keiko était trempée, sale et surtout son dos avait râpé contre quelques cailloux pointus, mais le document qu'elle tenait tout comme son violon n'avait rien, elle avait amortit leur chute en les serrant tout contre elle.

Elle regarda la professeur avec une certaine colère dans le regard, elle qui avait été si gentille, qui avait voulu l'aider et être aimable, elle fronçait les sourcils dans une grimace de haine qui entrait en pleine contradiction avec son visage qui était d'habitude si délicat et doux. Elle se releva assez rapidement replaça les plis de sa jupe correctement et ce fut plus fort qu'elle. La violoniste éclata de colère, une colère pure, sincère et surtout explosive.

"Vous n'êtes vraiment qu'une sorcière ! Vous êtes cruelle et vous êtes incapable d'éprouver autre-chose que de la haine ! C'est pour ça que personne ne vous aime ! " Venait-elle de crier alors que le vent faisait virevolter ses longs cheveux blonds donnant une certaine forme de beauté à la scène. Qu'avait-elle fait là ? Insulter un professeur de la sorte ça pouvait la mener à une exclusion, elle se ravisa immédiatement.

"Je...pardon...je suis navrée!" S'exclama t'elle en faisant une courbette assez basse qui laissait voir l'état de sa chemise, de l'arrière de sa jupe mêlée de bouillie de feuilles, de boue tout cours avec une petite teinte rouge qui devait certainement marquer le fait qu'elle s'était éraflée le dos au point de se déchirer un peu de peau. Keiko au fond d'elle ne savait même pas si ces excuses étaient sincères ou bien si simplement elle voulait s'éviter une convocation chez la directrice. La professeur avait été trop loin dans ses propos et ce n'était pas la première fois qu'elle lui manquait de respect.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Ven 15 Sep - 19:28

Azami entendit un énorme bruit derrière elle, agacée par la sotte qui la suivait, elle fit volte-face pour voir la fin du spectacle très désastreux, à ce moment-là, la jeune fille était horrible, prête à craquer. Peut-être allait-elle enfin dire ce qu'elle pensait de la professeure? Essayer un temps soit peu de la remettre à sa place. En tout cas, la noiraude n'attendait que ça. Même si la blonde ne ressemblait plus à rien, Azami n'en rajouta pas, elle savait quand il fallait se taire.
 
Alors qu'elle encaissait sagement les paroles de la violoniste, ses mots la dérangeaient... Elle se souvenait d'une petite blonde qui s'énervait contre elle. Puis, elle se souvint, en un instant, toutes les mauvaises impressions qu'avait fait la musicienne envers Azami disparurent, ne laissant que la ressemblance frappante avec sa cousine, la seule personne qui disait ce qu'elle pensait de l'artiste. La japonaise s'avança vers la blonde doucement et, au lieu de s'énerver, elle chercha dans ses poches un mouchoir. Elle lui tendit, sans son air hautain, sans son expression fermée et dédaigneuse. Juste, un faible sourire qui illumina le visage de la jeune femme à la chevelure volant légèrement dans le vent. Et, pour toute réponse aux plaintes de la blonde, Azami répondit.


-Oui, je sais...


Alors que l'étudiante s'excusait platement, la professeure en profita pour attraper son classeur et le violon. Elle reprit une gorgée de sa boisson et invita la musicienne à reprendre la route. Elle ne savait pas pourquoi elle réagissait comme ça, mais ce qui comptait pour elle maintenant c'était de se familiariser à cette personne qui faisait parti des rares personnes qui ne parlaient pas derrière son dos.


-Tu t'appelle comment?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 16 Sep - 12:06

La jeune blonde s'attendait à prendre une gifle monumentale après les insultes qui étaient sorties de sa bouche poussée par les sentiments de colère qu'elle avait ressentit sur le moment et aussi elle ferma les yeux essayant de se préparer mentalement aux paroles de la professeur qui risquaient d'être encore plus blessantes, mais ne sentant aucune morsure de douleur sur sa joue et seulement trois mots prononcés avec le plus grand des calmes, Keiko releva son regard vers la jeune professeur qui se trouvait non loin d'elle et lui tendit un mouchoir en tissus blanc brodé d'un prénom et qui était encore plié avec soin.

La jeune musicienne se sentit torturée de la voir agir aussi gentiment alors qu'elle avait dû la blesser terriblement avec ses paroles de rages. Elle refusa poliment le mouchoir d'un geste de main.


"Cela risquerait de le salir" Dit-elle voyant la professeur reprendre le classeur et même son étui à violon et l'invitait avec un air doux à venir chez elle. La violoniste ne comprenait pas pourquoi elle avait changé ainsi et une partie d'elle se méfiait et si elle avait l'intention de se venger une fois chez elle ? Keiko la suivit en silence tout en la regardant de façon curieuse, madame la directrice n'aurait pas choisit une personne dangereuse pour faire cours dans son école, cette seule pensée suffit à la rassurer.

La professeur d'art venait de lui poser une question simple, mais le ton de sa voix paressait presque doux malgré le fait qu'elle ai la voix rauque à cause de son rhume.

"Je m'appelle Keiko Harushi" Répondit-elle d'une voix tout aussi douce en ne cessant de la regarder, peut-être voulait-elle savoir son prénom pour la signaler à la directrice, elle ne voulait pas croire que quelqu'un d'aussi méchant pouvait exister, mais la jeune femme l'avait traité d'idiote et lui avait même demandé si elle voulait une pièce de façon si sèche que ça avait blessé énormément Keiko. La jeune japonaise ne savait pas exactement ce qu'elle devait croire, ni si elle devait lui faire confiance, mais peut-être que finalement la professeur avait apprécié son élan d'honnêteté bien que guidé par une certaine colère.

La jeune étudiante ressentait une certaine culpabilité de par son comportement, jamais elle n'avait agit de la sorte, elle qui était toujours si calme, si docile et si gentille, elle avait manqué de respect à une adulte et qui plus est une professeur de l'académie.


"Allez-vous me punir ?" Demanda t'elle tout simplement, cette question lui brulait l'intérieur de la bouche depuis un petit temps et quitte à se prendre une punition sévère, elle préférait le savoir plutôt que d'en avoir la mauvaise surprise.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 16 Sep - 20:50

Quand Keiko s'inquièta du sort du mouchoir, la professeure haussa les épaules, ce n'était pas la première fois qu'il allait être salie et au pire, les machines à laver existent. Elle posa dans les mains de son interlocutrice le mouchoir, elle ne pouvait pas le refuser. En reprenant la route, Azami ne discutait toujours pas, non pas qu'elle n'en avait pas envie mais juste pour laisser le temps à la blonde d'ingurgiter les nouvelles informations. La professeure d'Arts étaient une peste avec les élèves, les personnes qu'elle ne connaît pas et toutes personnes qui essaieraient de faire ami-ami avec elle. Elle préférait partir sur de très mauvaises bases, c'était idiot mais au moins, chacun savait ce que l'autre pensait de lui. Elle aimait que les gens lui disent vraiment ce qu'ils pensent d'elle, c'était très drôle. Elle savait que Keiko regrettait ses paroles mais elle fit mine de ne pas le savoir.
 
Elle toussa un bon coup, sa maladie revenant sur le dessus. Elle allait sûrement prévenir la directrice qu'elle n'assurera pas ses cours le lendemain, elle fera sûrement de la fièvre le lendemain. La jeune fille qui l'accompagnait était encore très méfiante. En même temps, la minute d'avant, elle était totalement désagréable avec l'étudiante et, soudainement, elle était beaucoup gentille. Il fallait dire qu'avoir l'apparence et parler comme la personne qui comptait le plus au monde pour la professeure aidait grandement. Ca et réussir à mal lui parler. Son réflexe de peste lui murmura doucement que ce n'était aucunement sa cousine et qu'elle avait agit sur le coup de la colère, qu'il n'y avait pas lieu pour elle de lui montrer une face gentillet de la sorcière qui terrorisait l'académie depuis son arrivée marquante. Mais, une part d'elle était dans le dénie le plus totale. Peut-être qu'à force de détester et d'être détester par tout ce qui bouge, elle voulait être aimer... Elle rit. Non, franchement, pas moyen, Keiko avait juste eu de la chance.
 

-Donne moi une raison valable de le faire?


Ouah, ses parents seraient presque fière d'elle. Elle était gentille avec d'autre personne. Une élève qui plus est. Il était vrai que la marque de fabrique d'Azami était les heures de colles, les travaux d'intérêts et la souffrance dans toutes ses formes. Si un élève de son cours avait le malheur d'oublier son crayon jaune citron, il avait le plaisir de passer son mercredi après-midi dans la salle d'Arts à colorier des feuilles A3 en jaune citron. C'était peut-être pour ça qu'il y avait si peu d'élèves en arts. Beaucoup étaient arrivées une lueur d'espoir dans le regard et des rêves plein la tête avant de ressortir de son cours anéanti, préparant leur retour au bercail.
Elles arrivèrent bien vite à l'auberge. Là-bas, la japonaise salua la gérante avant de monter en direction de sa chambre. Elle ouvrit la porte à la violoniste et déposa leurs affaires sur une des tables de la pièce. La chambre était plutôt spacieuse. Le sol était fait de bois et les vitres donnaient sur une clairière qu'on croirait tiré d'un compte de fée. son lit était très confortable et son bureau était très bien équipé pour son boulot, de nombreux cahier marqués toutes les 3/7 pages par un marque-pages, et tout un tas de croquis plus ou moins terminé qui servait d'exemple. De plus, toute sa chambre était une grande exposition de ses œuvres, pastelle, huile, gouache, fusain, argile, pierre, toutes ses créations véhiculaient quelque chose, de l'horreur, de la tristesse, de la joie, de l'amour, de la colère, du dédain et tout ça dans une justesse du trait grandiose et une beauté et réalisme maîtrisé.
Elle sortit d'une armoire en chêne des vêtements pour la blonde et lui montra la salle de bain.


-C'est plus agréable quand on est propre.


Il n'y avait aucun dédain dans sa phrase, aucun sous texte à comprendre. Juste. Une phrase lancée par mégarde qui est assez maladroite. Aucune méchanceté. Juste, de la gentillesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Dim 17 Sep - 13:56

La scène paraissait bien irréelle aux yeux de la jeune musicienne, voici que la sorcière qu'elle avait traitée comme telle s'était changée en marraine la bonne fée en venant déposer son mouchoir dans les mains de façon à ce qu'elle ne puisse pas le refuser. Keiko, se sentait mal à l'aise de salir un tel carré de tissus alors que quelqu'un avait dû y passer des heures pour en faire la broderie tout autour. Entendre la professeur tousser lui fit mal au cœur, non par pitié mais à cause d'une certaine forme d'inquiétude, pourquoi était-elle inquiète ? Ce n'était pas comme-ci elle portait la professeur dans son coeur avec les méchancetés qu'elle lui avait lancée en pleine figure.

La question qu'elle venait de poser sur sa punition fut de suite éludée par la professeur qui lui en posa une autre. La violoniste avait au moins deux raisons d'être punie, mais est-ce que la professeur lui demandait cela pour lui confirmer qu'elle n'en aurait pas ou bien voulait-elle savoir si la jeune fille était une personne honnête qui assumait ses responsabilités ?

L'étudiante en musique la regarda doucement et répondit d'une voix calme, mais pleine d'assurance et de sincérité
"bien je vous ai manqué de respect, madame" Avoua t'elle sans s'en cacher.

Elle fit attention où elle mettait les pieds sentant les feuilles gorgées d'eaux de pluie s'affaisser comme des éponges sous chacun de ses pas et bientôt elle aperçu une demeure en bois. Elle suivit calmement la professeur et salua à la suite de l'artiste la dame qui devait être gardienne ou concierge de cet endroit au décor traditionnel.

Lorsqu'elle entra dans la chambre de la professeur , la première chose qui la frappa ce fut l'odeur de peinture à l'huile caractéristique, outre les toiles qui trônaient un peu partout, on pouvait même dire qu'elle avait un style bien à elle. Keiko s'attendait à ce que ce soit plus désordonné que cela, mais les pinceaux étaient nettoyés et triés, les tubes de couleurs étaient quant à eux rebouchés et rangés dans une mallette en bois à côté du bureau.

Elle baissa le regard doucement voyant que la professeur lui remettait des vêtements à elle, propres tout en lui indiquant la salle de bain.


"Merci beaucoup" Murmura t'elle un peu prise de court, elle disparu donc dans la salle de bain refermant la porte coulissante en bois et en papier comme dans les vieilles demeure nipponne et se déshabilla bien loin de se douter que la lumière de la pièce reflétait les ombres de son corps nu sur le papier de la porte. Keiko était sur la fin de son adolescence et même si les traits de son visages étaient encore juvéniles, le restant de son corps était formé comme celui d'une jeune adulte, un corps dont les courbes étaient camouflés par l'uniforme ample.

La violoniste ouvrit le jet d'eau de la douche, heureusement si à l'extérieure, la maison paraissait assez vieille, l'intérieur avait bénéficié d'un rafraichissement et surtout de sanitaires neufs et de tout le confort moderne dont une personne avait besoin pour vivre. La blonde laissa couler l'eau chaude sur son corps avant de se savonner et d'éteindre l'eau pour se sécher avec précaution, essuyant la douche pour ne pas laisser de trace de son passage comme ses longs cheveux blonds qui pourraient se prendre dans les orteils de la professeur lorsqu'elle prendrait sa douche à son tour. Elle revêtu donc les vêtements qu'elle lui avait donné, et plia ses vêtements sales dans un sac plastique. En rentrant, il faudrait qu'elle mette son uniforme sale à laver et reprenne son second uniforme pour terminer sa semaine.

Elle noua ses longs cheveux blonds dans un chignon fait à la va-vite et rejoignit la professeur, lui laissant tout le loisirs de l'admirer dans ses propres vêtements, légèrement plus grands à certains endroit.


"Je vous les rapporterait lavés et repassés, merci beaucoup" Annonça t'elle en désignant les vêtement d'un signe de main.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mar 19 Sep - 22:22

En marchant, la jeune femme n'espérait pas une réponse de la blonde, c'était une question rhétorique qu'elle avait posé. C'était plutôt mignon qu'elle lui réponde sincèrement. Alors qu'elle avançait, elle humait le chocolat qu'elle avait encore dans sa tasse, en rentrant, si ce n'était pas trop tard, elle boira d'une seule traite, il avait l'air de se refroidir contrairement à l'aura entre les deux femmes qui, du point de vue d'Azami, se réchauffait petit à petit. Le manque de respect, Azami ne s'en préoccupait guerre -pour ne pas dire qu'elle n'en avait rien à foutre- ça ne la touchait pas personnellement, c'était juste pour sa crédibilité qu'elle pourrait sanctionner ça mais la blonde ne semblait pas du genre à crier sur tous les toits qu'elle avait réussi à manquer de respect à une professeur. Elle ne semblait pas être très sociale en général.


- Au moins, tu me manque de respect en face de moi, pas comme les autres qui ne sont pas capable de me répéter ce qu'elles disent à leurs copines à la récré...
 
La japonaise toussa encore, elle allait peut-être prendre un médicament en rentrant.
 
Lorsque Keiko partit sous la douche, Azami eut la furieuse envie de prendre son bloc note et un crayon. Elle sa plaça en face de la porte et commença à dessiner l'ombre du corps de la musicienne. L'académie avait offert plusieurs occasions à la professeure de dessiner des portraits de femmes, nues ou non, le corps entier ou juste le visage et il fallait qu'elle l'avoue, la jeune femme qui se douchait avait le corps parfait, celui qu'on pouvait dessiner parfaitement, celui qui, à la peinture comme à la craie avait un rendu magnifique. Et Azami aimait les choses parfaites, peut-être une nouvelle chose à ajouter au plus de la blonde. Elle finit son croquis avant de se mettre à son bureau. Elle réfléchissait sur quel support et quelle technique utiliser. Peut-être de la gouache ou de la pastelle? trop claquant. Peut-être en sculpture, trop grand. Alors, l'huile sur toile lui semblait la meilleure approche, les couleurs de l'huile se mariaient parfaitement avec le décor et l'ambiance de son dessin. Elle bu d'une traite son chocolat, prit un strepsil avant de poser sur le mur une toile qui était aussi grande que la professeure. Au vue de ce qu'elle avait à faire, elle y travaillerait au moins sur deux jours. Elle se changea rapidement au milieu de la pièce pour mettre de vieux vêtements abimés, elle s'attacha les cheveux en une queue de cheval avant de se mettre au travail. Le bruit de l'eau qui se versait apaisait et concentrait Azami qui avait bientôt fini les bases de sa toile lorsque la blonde sortit. Sans la regarder, la japonaise lui intima d'aller se sécher les cheveux si elle ne voulait pas finir comme elle.




-T'en fais pas pour les habits, si tu me les rends pas je te ferais pas un procès. Passe ton uniforme, je vais le mettre à la machine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mar 19 Sep - 22:56

La jeune blonde commençait à saisir et à cerner le mental et la façon d'agir de la professeur d'art, en tout cas c'est ce qu'elle croyait, mais sans doute avait-elle tort ? Elle secoua sa tête de gauche à droite comme pour essayer de se sortir cette possible humanité dont faisait preuve la professeur ce qui causa à ses longs cheveux de suivre ses mouvements et de s'emmêler un peu. Elle pouvait pas se sortir cette idée de la tête et lorsque la professeur parla des filles à la récréation, Keiko y répondit sincèrement.

"Vous n'y pouvez rien si elles sont stupides !" Depuis quand était-elle aussi mauvaise langue ? Elle l'avait dit sur un ton neutre, mais ce genre de rumeur, elle aussi malheureusement elle en faisait les frais. Toutefois, elle ne pouvait pas se laisser aller à de la méchanceté aussi facile même si il s'agissait au fond de la vérités crue, nue et honnête, sans barrière entre ce qu'elle pensait et ce qui sortait de sa bouche. La blonde soupira et préféra se taire plutôt que de sortir une de ces cinglantes réplique digne de la femme devant elle.

Lors de sa douche divers sentiments s'étaient emparé de sa pensée et finalement peut-être qu'elle n'était pas si méchante et si cruelle que cela ? Lorsqu'elle sortit avec son chignon rapidement fait et encore humide, le regard que lui lança la professeur tout comme son ton de voix, alors Keiko se saisit du sèche-cheveux poser non-loin du lavabo dans la salle de douche et entreprit de sécher ses longs cheveux blonds et de les peigner. Elle revint ensuite dans la pièce notifiant le changement d'habits et de coiffure de la professeur qui était devant une toile au moins aussi grande que Keiko.

De là où elle se trouvait, la musicienne ne pouvait pas voir ce que l'artiste faisait puisqu'elle était devant, une sensation de curiosité la rongea et ce fut ce qui la motiva à s'avancer petits pas par petits pas , aussi discrètement qu'un chat pour venir voir ce que la professeur était occupée à dessiner. Elle pencha sa tête sur le côté dans la perplexité la plus totale semblant réfléchir tout en plissant légèrement ses yeux couleur ciel avant de les ouvrirent dans la surprise tandis que la rougeur s'installait sur la totalité de son visage et que sa bouche était béate.

Elle n'avait rien dit, mais voir que la professeur était occupée à mettre sur toile son propre corps cela faisait naître une sensation étrange en elle. En réalité même, c'était le mélange de plusieurs sensations.
La peur, si elle avait pu se reconnaître d'autre pourrait le faire peut-être, mais heureusement elle n'était pas connu en dehors de l'école, un sentiment d'avoir été vue dans son intimité, mais comment avait-elle fait ? Une certaine fierté de sa courte existence de jeune fille personne ne l'avait couchée sur papier aussi fidèlement et quelque-chose d'autre qui la fit frémir dans toute sa colonne vertébrale. La seule et unique chose qu'elle trouva à articuler semble si ridicule.


"C'est la première fois...qu'on me peint...ce...c'est réussi! Mais...pourquoi moi ?" Elle savait que quelqu'un de normal aurait fui, aurait porté plainte, eu peur, mais très étrangement c'est quelque-chose d'autre que cela qu'elle ressentit c'était agréable, la première fois-même que quelqu'un la trouvait assez belle pour la peindre.

BADABOUM ! BADABOUM ! Son cœur cognait très fort dans sa poitrine et elle était bien incapable de bouger, regardant les gestes précis de l'artiste sans pouvoir y détacher son regard comme la professeur l'avait regarder lorsqu'elle répétait sous le cerisier.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mer 20 Sep - 15:04

Les lèvres de la professeur s'élargissaient dans un sourire, puis, en voyant le bouille légèrement ennuyée de la blonde, pouffa de rire. Ca faisait très longtemps qu'elle n'avait vu qu'elle d'aussi drôle. Il semblait n'y avoir plus aucun filtre dans la bouche de la musicienne et c'était très drôle. Elle ressemblait à un Gremlins: Si elle savait que la personne en face d'elle était mauvaise langue, elle ne se priverait pas de l'être aussi. Keiko faisait penser à la professeure d'Arts qui n'avait qu'une dizaine d'années et qui commençaient déjà à être langue de vipère, c'était drôle et mignon, on voyait qu'elle n'avait pas l'habitude de lancer des piques, elle était encore très gentille, elle semblait édulcorer sa pensée pour ne pas se choquer.


- On dirait que je déteins sur toi. C'est très drôle à voir.
 
Lorsque la violoniste revint dans la chambre, Azami, sentait avec son pouvoir de professeure qu'elle s'approchait d'elle et de son oeuvre. Il était vrai que son portrait montrait assez explicitement que Keiko était le modèle de base, mais ça ne semblait pas gêner Azami qui avait entravé partiellement l'intimité de la blonde. Elle continuait de dessiner la toile, soudain, elle releva la tête, cherchant dans la pièce quelque chose, elle plissait les yeux pour mieux voir et, lorsqu'elle finit de fixer un tableau sur son mur, elle replongea sur sa toile. Ce dessin, c'était le seul qu'Azami n'avait jamais réussi à terminer, le dessin de sa cousine. Elle était triste, elle aurait voulu le finir un jour, elle allait sûrement choisir un autre modèle et jouer avec ce qui se présentait devant elle et sa mémoire. Mais pour l'instant, elle était occupée à dessiner Keiko. Elle avait bientôt fini les traits, il ne manquait plus que la chevelure, le plus dur à faire. elle se plaça en haut du corps et fit descendre dans des traits plus confus son crayon, créant ainsi une belle chevelure ondulée.
 
Son modèle semblait rouge, confuse, peut-être extrêmement gênée, un rictus s'installa sur les lèvres de la plus vieille, c'était toujours comme ça, elle prenait comme modèle quelqu'un de son entourage qui en valait la peine, le couchait sur toile ou autre et, lorsqu'il était reconnaissable, le modèle était toujours gênée mais, félicitait la japonaise pour sa représentation parfaite. Lorsque la jeune fille lui posa sa nouvelle question, elle se leva et partit chercher les huiles qu'elle devait utiliser, commençant à mélanger certaines couleurs entre elles.


- Merci pour le compliment. Et tu dois le savoir, un artiste ne se pose pas de question, il le fait.


Azami n'avait jamais hésité à peindre quelqu'un ou quelque chose, même si ça devait paraître bizarre aux yeux du ou de la concernée. Elle savait qu'elle était observée et ça ne lui déplaisait pas, elle était souvent observée à la maison Tamura mais ce n'était pas les même regards. Là-bas, on jugeait constamment ce qu'elle faisait, si elle excellait comme à son habitude ou au contraire si elle régressait apportant des sujets croustillants pour les habitants de la maison, elle détestait franchement ça, elle détestait ce jugement permanent mais elle voulait bien l'avouer, ces critiques à longueur de journée l'avait appris à être forte et à ne pas tomber pour un rien. Elle s'était endurcie et il n'y avait que ce moyen à utiliser sur les petites amatrices de l'académie pour tester leur capacité à endurer les coups de la vie. Le regard de la blonde, ne la jugeait pas, observait seulement son œuvre avec une douceur inespérée. Azami trouvait qu'elle avait sourit beaucoup en seulement quelques heures et, elle souriait encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Mer 20 Sep - 16:05

La jeune blonde restait là à regarder les gestes précis de la professeur, de l'artiste et à l'écouter lui dire qu'une artiste ne se posait pas de question. Keiko était pareille, elle ne se posait pas vraiment de question lorsqu'elle jouait une musique c'était simplement parce qu'elle la sentait. Elle n'osa pas vraiment répondre préférant nettement continuer à regarder ce que faisait la professeur, à découvrir qui elle était à travers ses œuvres. Pourtant, elle savait qu'elle n'allait pas pouvoir y passer la nuit car la surveillante penserait qu'elle avait fugué ou pire et elle n'avait pas envie que d'autres saches qu'elle était venue chez la professeur d'art c'était leur secret et cette pensée la fit sourire.

"Je vous remercie, mais je préfère reprendre mon uniforme avec moi, si une de ces imbéciles venaient à vous voir me rendre mon uniforme vous comme moi nous serions au cœur de rumeurs digne d'une bande de collégiens excités. De plus si je devais attendre ici que votre lessiveuse et sécheuse ait terminé je vous gênerais plus qu'autre-chose et l'heure du couvre-feu serait dépassée depuis longtemps" Dit-elle d'une façon un peu amère au début, décidément elle ne faisait plus attention à son langage ce qui la gêna un peu plus, mais au fond si elle ne voulait pas de ces rumeurs c'était parce que l'idée du secret lui plaisait, elle seule savait que l'artiste n'était pas aussi mauvaise que tout le monde ne le disait et surtout elle ne souhaitait pas qu'elle ai des ennuis par sa faute.

Il était certain que si un jour des rumeurs courraient sur elle tant qu'elle ne serait pas adulte ça pourrait la mettre dans de sales draps surtout si la toile qui la représentait était remarquée, même si sa féminité était cachée subtilement par un effet de lumière. C'était d'ailleurs bien plus raisonnable qu'elle s'en aille même si contre toutes attentes la proximité avec la brunette était agréable et puis comme elle était calme l'atmosphère était sereine. En réalité ce qui déchirait le plus le cœur de la jeune violoniste c'était de se dire que c'était probablement la seule et unique fois qu'elle pourrait venir dans ce lieu, mais c'était normal après tout c'était déjà bien gentil à la professeur de l'avoir accueillie et permise de prendre une douche.


"Je vous remercie pour votre hospitalité, est-ce que je pourrais...revenir voir la toile ?" Pourquoi elle posait ce genre de question ? C'était sortit tout naturellement de ses lèvres, elle avouait intérieurement que la toile n'était pas la seule chose qu'elle voulait revoir. Elle se sentait vraiment ridicule, pourquoi une professeur irait s'enticher d'une élève alors qu'elle avait juste fait une toile, elle était une adulte respectée et une grande artiste alors que Keiko n'était qu'une gamine de 17 ans qui ne savait même pas comment serait faite son futur.

"Hum...pardon ce n'est peut-être pas approprié, je suis navrée..." Avoua t'elle d'une voix douce, elle se sentait redevable envers la professeur. Elle n'avait pas encore prit de repas et elle lui demanda.

"Voudriez-vous que je cuisine pour vous ? Je peux vous faire un bouillon de légumes qui soulagera votre gorge ?" Proposa t'elle pour se rendre utile à la professeur qui avait été si gentille avec elle, enfin si cruelle et puis gentille.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Jeu 21 Sep - 0:06

Wow, une réponse tellement honnête et crue. Et dire qu'il y avait quelques heures, elle avait rencontré une passionnée qui n'aurait jamais osée dire le quart de ce qu'elle venait de dire. Elle était très fière que la jeune fille commençait à devenir plus critique, comme quoi, c'était une excellente professeure. Mais malgré ça, Keiko avait raison. Même si une énième rumeur allait faire le tour de l'académie, si ce n'était qu'elle, elle aurait fait abstraction, déjà entraînée à des rumeurs totalement absurde comme "La professeur d'Arts fait du vaudouisme dans sa salle" mais elle se doutait qu'il y aurait des répercussions sur la blondinette qui allait en pâtir et peut-être passée de mauvaises années à l'académie.


-Oui, c'est pas faux. Tu réfléchis beaucoup quand même, ça te gênerai autant qu'il y ait des rumeurs sur nous? taquina la japonaise.


Elle ne s'attendait pas à une réaction spéciale de la part de son invitée, peut-être une réplique totalement anodine comme quoi, pour sa survie dans le monde musical, il ne fallait pas qu'il y ait des rumeurs comme ça. Alors que la peintre appliquait l'huile, elle visualisait déjà où elle mettrait son tableau. Près de son lit, à côté de la porte de la salle de bain. Non pas qu'elle ait d'idée tordue mais, il se mélangerait parfaitement avec les autres toiles posées à côté.
 
Azami ne voyait aucun inconvénient à ce que la blonde revienne. Au contraire, elle aurait pu donner son avis sur l'oeuvre de l'artiste, surtout qu'elle était la principale intéressée: S'il y avait des choses à changer, c'était elle qui lui ferait remarquer. Et honnêtement, elle préférait avoir de la compagnie, elle n'avait jamais appris à vivre totalement seule. Alors, avoir de la compagnie de temps en temps était vraiment quelque chose qui lui plaisait. Surtout lorsque la personne en face d'elle lui plaisait beaucoup. Une pierre deux coups. La voir bafouiller des excuses attendrit encore plus la professeur qui passa la main dans la chevelure blonde qui s'offrait à elle.


- Viens quand tu veux, ça ne me dérange pas. Même si c'est juste pour venir me parler, ma porte est ouverte.

 
Cuisine, bouillon. Ca faisait un moment qu'on ne lui avait pas proposé une telle chose. Ca lui faisait très plaisir, même si Keiko se lâchait de plus en plus quand il était question de faire sa mauvaise langue, il n'empêche que son côté doux et attentionné restait. Elle était comme sa cousine, mais ce n'était pas elle, elle n'était pas comme elle. Tout devenait confus dans la tête de la noiraude qui s'arrêta quelques minutes, prenant quelques gorgées d'eau fraîche.


- Si ça ne te dérange pas, ce serait sympa. Mais ne te force pas, c'est pas grave, tu peux juste ne rien faire je ne vais pas t'agresser, rit la professeure avant de se remettre au travail.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Jeu 21 Sep - 14:44

La jeune blonde releva la tête taquinée par la professeur et fit une moue embêtée, mais légèrement souriante d'amusement aussi avant de lui répondre d'une voix un peu pensive.

"Ce n'est pas qu'il y ai des rumeurs qui m'embête, ce serait plutôt mauvais pour vous non ? Je trouverais ça triste que de simple rumeurs sans aucun fondement puisse risquer de vous coûter votre place!" Expliqua la musicienne en regardant la professeur, elle avait une expression incroyablement posée lorsqu'elle peignait et sentir la main de la professeur venir lui emmêler ses cheveux sur le dessus de la tête lui fit pousser un petit soupir. Évidemment, à quoi s'attendait-elle ? Au yeux de la professeur elle n'était qu'une gamine et elle avait beau la peindre toute nue et avoir sous ses pinceaux son corps de femme en devenir, elle serait toujours considérée comme une enfant à ses yeux.

La question qui lui traversa l'esprit c'était pourquoi tout d'un coup pensait-elle à ce genre de chose ? Depuis quand elle était intéressée par ces questions secondaires ? En même temps qu'elle y réfléchissait, elle tourna la tête vers la fenêtre dont l'obscurité de la nuit avait posé son voile au dehors. La violoniste émit un sourire heureux et radieux lorsque la professeur lui répondit qu'elle pouvait venir lorsqu'elle voulait, même si ce n'était que pour parler.


"Merci beaucoup." Dit-elle sincèrement d'une voix très douce et mélodieuse, cela lui faisait tant plaisir qu'elle en oublia cette histoire de couvre-feu, elle avait 17 ans tout de même et elle n'était plus une enfant, elle n'avait pas ce genre d'obligation lorsqu'elle vivait chez son père avec sa petite sœur et elle arrivait toujours en se couchant plus tard que 21h00 à être fraîche pour le lendemain de cours.

L'artiste accepta que l'étudiante lui prépare un bouillon, alors celle-ci se rendit dans sa petite cuisine et regarda d'abord dans le frigo pour y voir ce qu'elle avait en stock. Au moins elle avait ce qu'il fallait et Keiko se mit au travail épluchant et coupant les légumes avec une certaine habilité, elle avait l'habitude de s'occuper des repas et de la maison et cela se voyait puisqu'elle était parfaitement à l'aise.


"Je ne me force pas, j'aime cuisiner ça me fait plaisir..." Avoua t'elle d'une voix douce en mettant chauffer ses ingrédient dans une grande casserole, en salant et en poivrant. Bientôt une délicieuse odeur s'échappa et se répandit dans la pièce venant titiller les récepteurs olfactifs des personnes présentes. Il fallut compter une bonne demi-heure trois-quart d'heures pour que le bouillon soit prêt et elle lui en servit un bol, du jus de légumes assaisonné, des légumes bouillis tendre et de la viande savoureuse et ramollie avec la cuisson qu'elle lui apporta.

"Tenez, faites attention c'est chaud" Prévint-elle prenait toutes les précautions pour que la professeur ne se brûle pas.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 23 Sep - 9:22

En y repensant, Azami se dit que la petite blonde n'avait pas tord, elle avait presque totalement raison. Non pas que la directrice soit capable d'avaler n'importe quelle rumeur mais que si elle se propageait hors de l'établissement, c'était sûr que madame Pétrova allait agir. De plus, le slogan de la famille Tamura était "Discrétion avant tout" et le fait que tout le monde connaisse le nom et prénom n'était pas dans les critères des anciens. Lorsque Keiko soupira, Azami souleva un sourcil. Ca la gênait tant que ça la proximité qu'elles avaient? C'était vrai que la noiraude avait changé si soudainement que c'était presque impossible de se dire que le démon qui hante toutes les étudiantes en art était la même toute gentillet. Elle avait peut-être peur? Elle était peut-être persuadée que c'était une vengeance de la part de la professeur.
 
La chevelure de la violoniste était longue et extrêmement soyeuse en tout cas, plus que celle de la professeure. Elle devait les entretenir souvent: tellement doux, pratiquement aucun nœud et une couleur qui semblait scintiller même dans le noir le plus total. Ses yeux aussi brillaient, enfin, l'artiste avait l'impression qu'ils brillaient. La musicienne était exactement le type de personne très rare que l'on peut coucher sur papier sans à devoir l'embellir. Embellit, elle était déjà de naissance, il n'y avait pas un seul défaut que la peintre devait corriger. Lorsqu'elle se rendit compte que c'était très gênant de rester la main dans les cheveux de quelqu'un tout en entretenant leur contact visuel, elle rompit tous les contacts et reprit sa peinture. Elle avançait vite pour une fois et ne lui faudrait pas plus que cette nuit pour la finir, et quelques heures pour la vernir, elle ne voulait pas qu'elle se fasse abîmer à cause d'une des rares maladresses de la japonais.
 
Alors qu'elle continuait son travail, et alors qu'elle posait enfin la couleur de la chevelure ensoleillée, son invitée lui apporta le bouillon, déjà depuis plus d'un quart d'heure la jeune professeure se faisait violence pour ne pas aller guetter ce qu'elle mijotait. Elle se releva de sa position accroupie et, lorsque le bol fut à sa proximité, elle prit la relève, attrapant le bol par les côtés et en le posant sur la table où se trouvait le violon et le classeur. Elle envoya le classeur valser sur son bureau tandis qu'elle déposa tranquillement le violon à côté de la table. Elle invita Keiko à prendre un bol elle aussi et à venir dîner avec elle. Elle savait que les services de la cantine s'arrêtaient après une certaine heure et la cantine avait déjà fermé lorsque les deux femmes étaient arrivés à l'auberge.
 
Elle attendait la venue de la blonde en vérifiant l'heure. A la vue de ce qui était marqué sur son téléphone, c'était sûre que la violoniste aurait des problèmes avec la surveillante. Mais ça, Azami s'en moquait, au pire elle aura toujours le joker du "elle était avec moi" puis broder une histoire fantastique autour de ça. C'était dans des moments pareil que la japonaise adorait être une artiste.  Elle voulait profiter du moment qu'elle avait avec l'étudiante qu'elle avait rencontré plusieurs heures avant la situation actuelle et qui semblait elle aussi changer depuis la rencontre sous le cerisier. Si on était pas en plein automne, Azami aurait juré être dans un de ces dramas classique mettant en scène des lycéens plein de passion, de rêves, d'espoir et d'amour.
 
Rare étaient les fois où elle partageait le moment du repas avec quelqu'un, à vrai dire, depuis des années elle se faisait reclure dans sa chambre quand elle mangeait. Comme toutes les personnes de la maison Tamura. Elle se souvenait qu'elle partageait, il y avait fort longtemps, ces moments avec sa cousine et son cousin qui lui en faisait voir de toutes les couleurs mais qui l'aidait aussi à s'ouvrir à eux. Elle aimait être avec quelqu'un quand elle était entrain de manger. Elle aimait partager ses moments de solitude avec quelqu'un, quelqu'un qu'elle pouvait apprécier. Elle souffla sur son bouillon avant d'en prendre une gorgée. Elle sentait déjà son corps se réchauffer tandis que son palais goûtait à toutes les saveurs de son plat qui semblaient infinis. Elle sourit à Keiko, lui transmettant ses félicitations avant d'entamer la conversation.



- Et sinon, tu aime quoi à part la musique et le violon?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 23 Sep - 13:34

La musicienne regardait aussi la professeur alors qu'elle lui caressait le haut du crâne depuis quelques minutes ce qui la fit rougir, en y repensant un sentiment très étrange naissait en elle. La jeune blonde se le demandait, était-ce une forme de respect et d'admiration ? C'était une possibilité étrange mais qui n'était pas à écarter. Keiko profita de cette simple marque d'affection pour regarder de plus près la professeur, elle n'avait jamais remarqué la couleur sombre de ses yeux qui lui donnait un regard si profond. Elle baissa les yeux légèrement jusqu'à ce que la professeur finisse par retirer sa main doucement avec le goût de trop peu pour l'élève. Un contact qu'elle avait apprécié plus que de raisons et peut-être était-ce la traduction d'un manque d'amour, c'est ce que la jeune étudiante pensait.

Le calme et la sérénité régnait dans le studios, Keiko n'entendait que le bouillon dont les bulles ébullition claquaient regardant la vapeur s'envoler et s'évanouir dans l'air, le son des poils des pinceaux qu'utilisait la professeur d'art et qui venaient frotter et étaler la peinture sur la toile qui la représentait. Keiko regarda surprise le classeur qui passa au dessus de sa tête pour atterrir sans plus de soin que cela sur le bureau et elle fut très heureuse de constater que son violon ne subissait pas le même sort et qu'au contraire même l'artiste semblait le déposer avec beaucoup plus de soin.

Elle se servit un bol aussi et vint s'installer en face de la professeur qui paraissait contente d'avoir quelqu'un avec elle et c'était un sentiment partagé. Keiko avait des gens à proximité lors de ses repas et toutes la journée partageant même ses nuits avec d'autres personnes, mais elle se sentait seule tout de même malgré tout puisqu'elle n'avait pas choisi ces personnes, elles lui avaient été imposées d'office. Elle prit une gorgée de bouillon, un plat qui lui était familier cela lui faisait du bien. Il ne semblait pas y avoir besoin de mots pour communiquer avec Azami en face d'elle, ces deux artistes se comprenaient très bien avec de simples gestes comme-ci il y avait eu une sorte de connexion mystique entre les deux et qu'elles étaient faites pour s'entendre.

Le regard bleuté de la jeune nippone à la chevelure dorée remonta de son bol à la professeur qui lui posait une question à laquelle elle répondit tout en souriant.
" J'aime chanter aussi, j'aime lire de bons livres, les ballade dans les bois en automne parce que je ramasse des feuilles d'arbres séchées et vous ?  à part la peinture et terroriser vos élèves ?" Demanda t'elle avec une spontanéité toute naturelle, se rendant compte de ce qu'elle avait dit elle leva un regard embêté vers la professeur.

"Je vous demande pardon, c'est sorti tout seul" S'excusa t'elle, elle ne se connaissait pas aussi piquante ce n'était pas dans ses habitude et elle n'avait pas voulu la blesser. Elle ne su pas trop ce qui lui avait prit, mais elle avança vers la professeur pour venir la prendre dans ses bras avec sincérité, comme elle l'aurait fait avec une amie ou un membre de sa famille proche. Elle se sentait bien, l'espace d'un instant, elle pu sentir son parfum de couleur mélangée à une odeur assez boisée et délicate.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 26/06/2017

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 26
Métier :: Professeur d'Arts
Autres comptes:
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 30 Sep - 15:26

Le renvoi de la question avait surpris la professeure. Elle ne savait pas comment réagir devant ce manque de respect. Alors, c'était ça se qu'elle faisait subir aux autres tous les jours? Le coeur de l'artiste se resserra, elle était en colère? Heureuse? Tout ce dont elle était sûre, c'est qu'elle était bizarre. Alors que la blonde essayait de se rattraper, Azami fut prise d'un fou rire et elle était obligée de se l'avouer: Keiko était vraiment mignonne. Elle n'avait plus vraiment peur -ou juste pas conscience- qu'elle s'affirmait et devenait honnête. Et cette facette de la blonde -aux yeux de la japonaise- était terriblement irrésistible.

 
Lorsque la blond l'a prise dans ses bras, Azami n'avait pas trouvé la volonté de la faire déguerpir. Au contraire, elle lui rendit l'étreinte, cherchant le contact avec la jeune femme. En temps normal, elle l'aurait jeté à la porte au moment où elle aurait mis un mètre de moins entre elles. Mais normal, l'était-elle encore vraiment? Elle se demandait si elle rêvait ou si vraiment la femme devant elle était réelle.



A ce moment, les légendes les plus farfelues lui vinrent en tête. On lui avait bourré la tête avec ces histoire horrifiques pour dissuader les enfants de désobéir à leurs parents. La noiraude ferma les yeux et soupira d'aise. De longs cheveux blonds vint lui caresser le visage, son visage qui n'était pas aussi crispé et méchant que d'habitude mais, au contraire, témoignait d'une certaine douceur atypique. La blonde avait l'odeur de son shampoing et son gel douche, non pas que ça gênait la professeure mais elle aurait préféré sentir la propre odeur de l'élève.
 
"Je dirais que j'aime les jeunes, blondes et intrépides qui n'hésitent pas à manquer de respect aux personnes qu'elle doivent justement respecter." Répondit enfin la professeure, un sourire taquin  au coin des lèvres. Elle savait pertinemment que la question n'était pas posé dans ce sens-là mais elle avait bien le droit de la déstabiliser après ce qu'elle avait fait.
 
Elle se libéra de l'emprise de la violoniste et regarda l'heure. Oh. Un nouveau sourire vint éclairer le visage d'Azami, elle n'avait pas vu qu'il était aussi tard. Et Keiko non plus sans doute. Elle s'étira et interpella la blonde. "Je crois que ton linge aura largement le temps d'être lavé, sécher et repasser." rit-elle en avalant une nouvelle gorgée de son bouillon. "D'ailleurs, tu es excellente cuisinière, j'ai rarement eu l'occasion de manger quelque chose d'aussi bon!"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 24/06/2017
Age : 24

Feuille de personnage
Âge du personnage : : 17
Métier :: étudiante cycle 3 musique
Autres comptes: Lottie Shield
MessageSujet: Re: Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE   Sam 30 Sep - 18:27

La jeune blonde ne voyait plus le temps qui passait dans les bras de la professeur, c'était un sentiment très étrange et son cœur tambourinait avec tant de force contre sa poitrine qu'elle était presque certaine que l'artiste peinte pouvait le sentir contre elle. Elle n'avait pas reçu de gifle, de mots méchant, mais contre toutes ses attentes, Keiko était serrée dans ses bras. Elle n'avait pas eu de câlin comme-ça depuis fort longtemps et même en avait-elle déjà eu des semblables réellement ? Lorsqu'elle prenait sa petite soeur dans ses bras, ce n'était pas pareil et cela elle pouvait le ressentir, mais elle n'arrivait pas à mettre un mot dessus c'était juste étrange bien que ce ne fut pas désagréable c'était même tout le contraire. La douce chaleur de la professeur faisait un transfert vers son propre corps.

La violoniste prêta une oreille distraite puis incroyablement attentive à la professeur qui répondait à sa question en lui donnant une description très ressemblante à elle-même. Elle leva des yeux surpris rejoins rapidement par une couleur drôlement écarlate sur ses joues alors qu'elle tentait en vain de prendre une mine choquée qu'on ne pouvait pas prendre au sérieux à cause de son sourire bien trop présent. Elle se rappelait encore du rire du professeur c'était adorable ce tintement à ses oreilles.

Keiko se sentit presque déçue intérieurement de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans cette douce étreinte et elle jeta un coup d'œil à l'horloge sur le mur de la pièce, l'heure du couvre-feu était dépassée depuis plus de quarante minutes le temps qu'elle revienne au dortoir une heure se serait passée et autant dire que la surveillante allait probablement lui offrir ticket pour une retenue. La musicienne préférait encore ça plutôt que d'avouer la vérité à savoir qu'elle avait raccompagné la professeur d'art malade chez elle, pourquoi ? Parce qu'il y avait toujours des esprits tordus qui voyaient que ce qu'il pouvait y avoir de mal et qu'elle ne voulait pas d'ennuis pour madame Tamura.

Le linge, oui le linge qu'elle avait lavé et qui sentirait la lessive et un autre compliment fusa de la bouche de la peintre alors qu'elle aspirait une cuillère de bouillon.


"Merci, je pourrais peut-être vous refaire à manger lorsque je viendrais vous voir ? Dites-moi ce que vous aimez manger et je vous le cuisinerais" Proposa la jeune blonde avec un air très sincère sur le visage et une envie de faire quelque-chose pour la professeur. Elle fit la petite vaisselle et ensuite, elle rangea ses affaires. Elle avait déjà abusé bien trop longtemps de l'hospitalité de cette dame et qui plus est elle ne voulait pas non plus que l'école alerte les autorités pour une disparition.

"Bien, je crois qu'il serait temps que je vous laisse vous reposer, merci encore pour...tout" Dit-elle sincèrement en reprenant son uniforme lavé et même sec du séchoir les posant dans une main et prenant son sac de cours et son étui à violon dans l'autre, il fallait qu'elle se dépêche de rentrer au dortoir. Elle fini donc par quitter Azami pour le froid de dehors car maintenant que la nuit était tombée la température avait chuté et en plus il bruinait légèrement de toutes petites gouttes d'eaux bien froide. Keiko salua une dernière fois la professeur avant de s'en aller, courant pour arriver plus vite au dortoir, mais bien qu'elle reçu une punition, elle ne se sentait pas désolée elle avait passé une très bonne soirée contre toute attente et c'était leur secret.

♫♫♫♥♥♥♪♪♪

"La musique c'est comme la vie forte et fragile à la fois"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Lorsque le son forme une mélodie [ PV Azami ] TERMINE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le kidnapping comme nouvelle forme de déstabilisation
» LE DIX COUPS DU PRESIDENT ?POLITIQUE PAS ! FOND ,FORME ,STYLE PAS!
» Le blog : forme et fond ?
» Lorsque le passé revient en force. [Libre 1 personne]
» Réforme du corps enseignant de l’Université de Poitiers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yuri-Academia 2.0 :: Le campus :: Clos-
Sauter vers: