I want to be transparent (libre)

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Dim 18 Sep - 22:02
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**i want to be transparent**

J'agrippais nerveusement les accoudoirs du siège dans lequel j'étais assise, je n'y avais pas vraiment réfléchi jusqu'ici, mais avec le jet privé de ma célèbre maman, ses fans venant du Japon allaient se précipiter pensant voir ma mère et ils allaient être déçus,  mais je commençais à croire que c'était un peu sa vengeance après que j'ai massacré une des chansons de ma grand-mère.

Le pilote annonça d'une voix calme la descente de l'appareil et le fait qu'il fallait attacher sa ceinture pour éviter d'être blessé par les tremblements, après une dizaine d'heures de vol ce n'était pas trop tôt. Je n'avais qu'une seule hâte c'était de rejoindre ma chambre au dortoir, là je serais en sécurité et j'espérais que personne ne me cherche d'ennuis. J'avais un peu de mal à réfléchir à cette nouvelle vie, mon esprit était tout embrouillé par la fatigue et la faim qui commençait à se faire pesante sur mon estomac. L'hôtesse m'avait proposé un repas délicieux, mais j'étais tellement stressée que j'avais poliment refusé et je commençais à le regretter.


L'avion avait atterri et j'étais réceptionnée par la body-guard personnelle de ma mère, j'avais l'impression d'être un convoi fort important pour elle en ce jour, pour être attendue de cette façon. La foule présente confirma ce à quoi je m'attendais déjà, l'avion n'était pas passé inaperçu comme je l'aurais souhaité de toute mes forces.

Heureusement, Loïs, mon accompagnatrice attitrée du jour avec ses trois dan de karaté et de self-défense ne laissait personne s'approcher de moi. Bien entendu, il y avait quelques photographes et quelques flashes éblouissants, mais ça, je ne pouvais rien y faire, il y avait une telle foule et ils devaient tous être tellement déçus de ne pas voir ma chère maman à ma place. Je ne me sentais pas légitime d'être ici-même.

J'entrais pour me réfugier dans la limousine, encore une fois ce n'était pas avec cela que j'allais passée inaperçue. Je tremblais, j'avais terriblement peur avec toutes ces manières de riches peut-être qu'ici aussi l'on me rejetterait  encore une fois.

"Excusez-moi pourriez-vous s'il-vous-plaît ne pas vous arrêter devant la grille avec la limousine ?"

Je n'avais vraiment aucune envie que l'on me voit comme ça, mon nom de famille risquait déjà de faire sensation, alors pas besoin de rajouter la body-Gard et la limousine en plus de l'avion privé. Je l'avais déjà décidé, ici je serais la plus transparente possible, l'on ne me remarquerait qu'à peine, c'était la seule façon d'avoir la paix.

Le chauffeur me regarda dans son rétroviseur avant de me répondre d'une façon gentille et respectueuse, je suppose qu'il était obligé d'obéir à mes ordres puisque j'étais la fille de son illustre patronne et qu'il devait avoir peur que je le fasse virer si il n'acceptait pas.

"Bien entendu madame, est-ce que m'arrêter ici-même vous irais ?"

Je me tournais vers la vitre teintée pour regarder, pas trop d'élèves dans les environs après un coup d'œil plus approfondi, je décidais avec soulagement d'ouvrir la porte de la limousine et de me diriger vers le coffre. La body-guard descendit mes bagages, ils étaient bien plus nombreux que ce à quoi je m'étais préparé.

La jeune femme avait dû remarquer l'air confus sur mon visage puisqu'elle me parla d'une voix douce et respectueuse

"madame Myst a tenu à vous offrir cela en cadeaux de départ, mais ne vous en faites pas, le restant a déjà été apporté jusqu'à votre chambre"

Je me décomposais sur place, comment cela le reste  de mes bagages? Une valise me suffisait amplement, là c'était râpé avec la dose de porteurs qui avaient dû défiler jusqu'à ma chambre, j'étais grillée d'office. Mes mains étaient moites, qu'est-ce que j'allais faire ? À présent la directrice et les professeurs allaient certainement me catégoriser comme une fille à maman pourrie gâtée à coup sûr.

" Pourriez-vous dire à ma maman que je préfère ne garder qu'une seule valise pour le moment ?"

La dame hocha la tête consentant à mon désir, je prenais donc ma valise et les congédiais. Il allait falloir que je planque ce que ma maman avait fait venir, pourvu qu'elle n'ait pas décidé de faire changer la chambre du tout au tout avec un lit de princesse et ce genre de fioritures.

J'avançais le long de l'allée sentant les yeux posés sur moi et quelques chuchotement, je gardais la tête basse et me contentais de filer rapidement jusqu'au dortoir, maman disait que c'était une école de pauvres, mais les bâtiments étaient tout sauf miteux. Je montais les escaliers avec difficulté, direction ma chambre.

Je soufflais priant tous les dieux de la création pour qu'ils me viennent en aide et j'ouvrais doucement la porte de la chambre, la peur au ventre qu'est-ce que j'allais y trouver ? À ma grande surprise, tout avait l'air normal, le lit était incroyablement ordinaire, les murs blancs et impersonnels. Je posais ma valise sur le lit que l'on m'avait attribué, un sourire léger ornait mes lèvres de soulagement intense, ce fut de courte durée puisque je venais e repenser à la garde-robe. J'ouvrais celle-ci rapidement vérifiant si quoi que ce soit y avait été déposé, là non plus, il n'y avait rien c'était étrange puisque l'on m'avait dit que ma mère avait fait venir des affaires ici. M'étais-je trompé de chambre ? Je commençais à le croire alors je vérifiais à la porte d'entrée, j'étais dans la bonne chambre de plus en plus étrange...

J'allais  donc vérifier  avec minutie chaque tiroirs et recoins de cette chambre, mais je n'y trouvais rien du tout, il n'y avait même pas de poussière. J'étais tellement soulagée, pour une fois que ma maman n'en avait pas trop fait, je lui pardonnais volontiers le jet privé, la body-Gard et la limousine puisqu'elle n'avait pas touché à ma chambre.

J'ouvrais donc ma valise afin de ranger les  vêtements que j'avais triés pour qu'ils passent inaperçus et je clignais plusieurs fois des paupières refermant et ré-ouvrant ma valise plusieurs fois tout es espérant que ce que j'y avait aperçu n'était qu'une illusion.

"maman" grommelais-je, j'avais passé des journées entières à trier mes tenues pour n'emporter que celles qui étaient fortement susceptible de me faire passer inaperçue, mais au lieu de cela, je me retrouvais avec de véritables costumes de scènes excentriques et colorés à souhait et un mot de ma maman trônait sur le dessus de cette pile de dollars "j'espère que ta surprise te plaît ? N'hésites pas à afficher ton nouveau look" Cela n'allait pas arriver, quitte à devoir porter les mêmes vêtements qu'en ce jour jusqu'à la fin de ma vie, c'était absolument hors de question que je porte ces vêtements surtout si c'était pour ressembler à une voiture volée.

Je n'en revenais tout simplement pas, ma valise était remplie de millions, mais pourquoi donc ma mère avait fait une chose pareille ? Je le savais j'aurais dû vérifier ma valise avant de partir, me lever plus tôt, mais j'étais tellement épuisée et je n'avais pas pu dormir avant très tard le soir que j'avais été prise d'une flémingite aiguë ce matin. Je refermais ma valise pour la cacher sous le lit que j'allais occuper, jamais personne ne devait tomber sur cela ! J'avais tellement espéré vivre normalement, loin de toute la pression médiatique, mais ici aussi apparemment je serais sujette à tout cela et je ne pouvais rien y faire de plus.

Doucement, je descendais les escaliers pour aller prendre mon repas, ici pas question de grignoter entre les repas, les heures étaient strictes. Je me faufilais dans la file de la cantine, regardant mes pieds tout en priant que personne ne me reconnaissent.

"Oh! Mon dieu! Les filles, c'est la fille de Taylor Myst!"

Apparemment ici aussi, j'avais échoué à devenir transparente et je n'étais arrivée que depuis 15 minutes tout au plus. Je redéposais mon plateau espérant fuir au plus vite et me cacher dans la chambre, trop tard j'étais encerclée.

" C'est vraiment toi ? Ce n'était pas une rumeur ! Si même la fille d'une aussi grande célébrité vient étudier ici, alors l'école doit vraiment être au top niveau! Dis-tu veux être mon amie ?"

Mes yeux s'écarquillaient dans la surprise, je ne voulais pas d'amies, je voulais simplement être seule et qu'on me laisse respirer, je commençais à étouffer, tous ces regards sur moi, toutes ces voix qui m'inondaient, je voyais flou et j'avais la tête qui tournait fort, les paroles et les questions e mélangeaient dans ma tête.

"Je vous en supplie, arrêtez…" parvenais-je à murmurer d'une voix des plus faible et à bout de force, je me sentais de plus en plus malade, j'avais envie de vomir, de disparaître, de m'enfoncer sous terre, je voulais que tout cela cesse. Je paniquais et cherchais une échappatoire, mais les élèves se faisaient plus pressante, certaine même posaient leur main sur mes cheveux en répandant la rumeur comme-quoi ils portaient chance, mes cheveux coupés au carré et tout moche. N'y avait-il aucun adulte pour venir à mon secours ? Je n'allais plus tenir longtemps, mais je ne pouvais pas me mettre à pleurer dès le premier jour, sinon c'était la réputation de ma mère qui serait en jeu. Je me sentais piégée comme une proie acculée par son prédateur prêt à bondir pour lui ôter la vie.

Ce fut avec une hargne que je ne me connaissais pas que je repoussais mes assaillante avec des mains pour finalement m'enfouir à toute vitesse et me planquer dans ma chambre pour m'effondrer en larmes. Je n'allais jamais y arriver, jamais je ne serais tranquille, jamais…ces filles allaient tout colporter et demain lorsque je j'irais à mes cours tout le monde me dévisageraient.
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Sam 24 Sep - 17:52
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Je m'éveillais de mon profond sommeil avec difficulté,  mes paupières étaient lourdes ce qui ne m'étonnais guère vu la nuit très courte que j'avais passé. Une nuitée avec la compagnie fort agréable d'un livre policier tel que je les adorent. Une enquête bien ficelée,  une héroïne formidable, de quoi tenir en haleine une nuit entière.

 

Titubant pour aller dans la salle de bain pour aller se rincer le visage à l'eau froide puis allez s'habiller pour le travail , exceptionnellement la directrice de l'académie lui avais demandé une faveur que Sachiko n'avait pas eu la force de refuser tant Léna s'était montré persuasive. Sachiko regarda son reflet dans le miroir,  elle qui n'avait jamais été douée pour communiquer avec qui que ce soit devait s'occuper de l'arrivée d'une petite nouvelle et elle se demandait bien  pourquoi cette tâche lui incombait. Elle,  une petite bibliothécaire timide, pourquoi donc Léna n'avait pas solliciter la professeur de chant? Madame Stonhedge, elle ne l'avait jamais rencontré en personne, mais rien que de la voir passer avec son air altier lui suffisait à ne pas trop se montrer.

 

Sachiko se rendit donc dans le dortoir et à en juger par le brouhaha qu'il y avait dans cette cuisine, la petite nouvelle était déjà devenue la star du campus. Sachiko s'approcha doucement de la foule d’élèves qui semblaient se presser contre cette jeune fille aux cheveux bleu-vert qui elle, n'avait pas l'air d'être à son aise.

 

La bibliothécaire n'eut pas le temps d'agir que cette enfant se précipita dans les escaliers à toute allure poussant au passage une ou deux élèves restées pantoises devant ce geste. Sachiko approcha et frappa dans ses mains pour obtenir l'attention, elle même se sentit assez fragile lorsqu'une vingtaines de pair d’yeux se tournèrent vers elle pour la fixer. Sachiko prit une bonne respiration, s’éclaircit la gorge et reprit sur un ton de réprimande :

 
"bravo mesdemoiselles,  elle vient d'arriver à l'instant et déjà vous lui faite peur ? Vous devriez avoir honte de votre conduite ! C'est indigne de votre qualité d'élèves ! "
 
Sachiko n'aurait jamais pensé qu'elle allait avoir cette persuasion pour se faire écouter par des adolescentes en furie. Elle secoua sa tête de gauche à droite avant de monter à l'étage et de rejoindre la jeune fille, elle avait vaguement vu la porte claquer et entendu les sanglots qui s'échappaient de cette pièce. Elle toqua à la porte attendant une réponse de la jeune fille pour entrer et regarda le prénom et nom de famille renseigné sur la porte.

"Mademoiselle Myst, madame la directrice m’envoie pour vous accueillir puis-je entrer ?"
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Dim 25 Sep - 10:07
Timide du micro
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Je me sentais déjà tellement triste alors que j'étais à peine arrivée, j'étais si heureuse d'apprendre que j'allais aller dans une nouvelle école et que j'allais pouvoir me faire oublier un peu. Je ne me doutais pas que la totalité de mes plans partiraient en fumée en dix courtes minutes et comme à chaque fois que je pleurais, mes larmes me brûlaient les yeux et les faisaient gonfler ce qui me donnait un air de panda battu. Je n'étais pas de nature pleurnicheuse, mais je craquais c'était plus fort que moi.

 

Soudain trois coups donnés à la porte de ma chambre me firent sursauter, même enfermée dans ma chambre je ne pouvais pas pleurer en paix ? Qui donc allait encore me demander d'être son amie uniquement à cause de la célébrité de ma mère ? Qui allait avoir ce culot-là ? Je m’apprêtais à hurler toute ma haine à cette personne lorsque j'entendis une voix douce, mais surtout la voix d'une adulte à l'extérieur.

 

Je ravalais donc la colère que j'avais en moi et me frottais les yeux pour dire tout en m'asseyant sur le bord du matelas.
 
"Entrez...madame"
 

J’essayais de reprendre contenance afin de ne pas avoir l'air d'une pauvre gamine pleurnicheuse et lorsqu'elle ouvrit la porte je la regardais avant de lui demander le plus poliment du monde. La dame avait l'air jeune et semblait inquiète pour moi, avait-elle vu ce qu'il s'était passé ? Est-ce qu'elle venait pour me réprimander d'avoir poussé les autres filles au réfectoire ?
 
" Puis-je faire quelque-chose afin de vous être agréable ?"
 
Alors comme ça, la directrice m'envoyait quelqu'un pour m'accueillir, si c'était le cas, cette jeune femme aurait tout de même pu apparaître plus tôt et éviter  tout ce qui s'était produit un peu plus tôt. Je fixais mes chaussures, je n'avais jamais réussis à regarder quelqu'un dans les yeux, cela m'angoissait. Peut-être que la directrice me punirai pour la violence dont j'avais fait preuve ?

Mon visage transpirant la peur par tous ses pores. Je regardais à présent mes doigts que je tortillais sur les bord de mon gilet gris d'une façon très anxieuse.

" La directrice vous dites ?  Va-t-elle me punir ? "


En y repensant, ma journée avait déjà si mal commencé, si en plus de cela je devais me faire disputer par la directrice, alors j sentais que j'allais craquer. Malgré le fait que j’essayais de ne pas pleurer, je pouvais sentir mes yeux déborder d'un torrent de larmes et je me sentais remplie de honte, accompagné de gestes frénétiques visant à sécher mes yeux.
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Lun 26 Sep - 18:22
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Sachiko hésita l'espace d'un instant avant de tourner la poignée et d'entrer doucement dans la pièce. Elle toisa du regard cette jeune fille tout comme celle-ci la regardait à l'instant. Le moins que l'on puisse dire c'est que cette jeune fille était très angoissée ce qui rassurait un peu la jeune bibliothécaire sur  son rôle à jouer. Elle-même était de nature très tendue et cela devait être la raison pour laquelle Léna avait fait appel à ses services, sans doute la directrice pensait-elle que Sachiko serait en mesure de trouver les mots qu'il fallait pour la rassurer. Avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit, cette jeune demoiselle lui demandait déjà si elle allait faire les frais d'une punition et le regard de Sachiko s'adoucit venant s'approcher en lui répondant d'une voix chaleureuse:

" Non, non, bien sûr que non, vous n'allez pas être punie, n'ayez crainte, mais j'ai juste une question, pourquoi avez-vous déchaîné cette foule de jeune filles ?"

Sachiko était au courant que certaines élèves étaient populaires dans l'académie, mais pour qu'une nouvelle fraîchement arrivée le soit, il fallait qu'elle soit véritablement exceptionnelle. La bibliothécaire la regarda à nouveau, cette jeune fille était  gentille, polie et apeurée. Lorsque la jeune femme remarqua deux perles salées venir rouler le long des joues de la petite adolescente, elle s'en approcha et vint poser sa main sur le dessus de sa tête. Elle trouvait cela étrange comme façon de faire, pourquoi avait-elle fait une chose aussi stupide ? Au fond d'elle, voir cette jeune demoiselle vivre un tel tracas lui froissait le cœur.

" Ne vous en faites pas, vous êtes en sécurité ici!"

Elle n'avait jamais été douée pour rassurer les autres personne, ce n'était pas pour rien qu'elle passait davantage son temps libre en tête à tête avec ses livres plutôt qu'avec  de véritables personnes, mais elle voulait l'aider à aller mieux. Sachiko ne savait pas que faire, pour que cette jeune demoiselle cesse de verser des larmes. La jeune bibliothécaire se disait que peut-être qu'une bonne conversation allait aider cette demoiselle à se sentir plus en confiance, elle se lança donc en lui demandant :



" Vous chantez c'est cela ?"
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Mar 27 Sep - 23:02
Timide du micro
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Je tentais de reprendre en main la situation, mais c'était vain car mon corps avait décidé de craquer et ce même si c'était nullement l'instant propice pour cela. Je savais que la jeune femme devant moi faisait ce qu'elle pouvait pour que je cesse de pleurer, mais malgré le soin qu'elle donnait pour accomplir sa mission, rien n'y changerait parce que ce monde me blessait j'étais prisonnière d'un destin qui m'effrayait et le fait de savoir que je n'aurais peut-être jamais d'amies véritables qui ne me traiterait pas comme tel juste à cause de mon nom de famille et tout ce qu'il représente, cela me meurtrissait le coeur.


Je sentis un contact d'une main chaude sur le dessus de mon crâne et relevait ma tête la regardant à travers mes larmes qui brouillaient ma vue. Une fois de plus, elle tenta de me rassurer en me disant que j'étais en sécurité ici, c'était évident que je l'étais car ma mère ne prendrait pas le risque de me perdre dans un autre pays si je n'étais pas en sécurité. Je replongeais mon visage dans mes mains tout en continuant de déverser ma peine, je levais un visage apeuré vers cette jeune dame. Non, vraiment ce n'était pas le moment de me parler d'une chose pareille. Le chant, mes échecs nombreux, mon incapacité à ouvrir la bouche lorsqu'il le fallait et l'aura de ridicule qui émanait de moi en permanence.


Je serrais les poings, la tristesse avait fait place à un ressentiment de colère qui me fit tressaillir. Je n'avais jamais manqué de respect à un adulte, je n'aurais jamais osé faire une chose aussi horrible et emplit de conséquences qui pourraient être néfaste pour mon avenir. Je ne sais pas ce qu'il me prenait, mais je ressentais comme un venin chaud qui se propageait dans mes veines et tel une vipère je me levais d'un bond pour lui dire d'une voix brisée par les pleurs, mais saturée par une hargne j'explosais.

" Sortez-donc et laissez-moi seule, je vous prie !"


Aussitôt le dernier son sortit de mes lèvres que je me sentais au plus mal, qu'est-ce que j'avais fait ? Pourquoi m'étais-je emportée de la sorte contre une représentante de l'autorité ici ? J'allais certainement recevoir une punition à la hauteur de mon manque de respect flagrant. Tout était trop tard, j'avais laissé parlé mes sentiments sans réfléchir plus loin que le bout de mon petit nez et j'allais amèrement m'en vouloir. A présent je ressentais le besoin de me repentir, de formuler des excuses sincères et ce fut avec une petites voix fluette et à peine plus haut qu'un chuchotement que je me dégonflais devant cette jeune adulte. Je serrais avec tant de forces mes doigts qu'ils me faisaient mal.


" Je suis navrée, je n'aurais pas dû vous crier dessus recevez mes excuses les plus sincères, je vous en prie."


Je ne pouvais que trembler en connaissance de cause, j'avais terriblement peur de cette sanction qui allait se hâter de s’abattre sur ma personne d'une seconde à l'autre.
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Mer 28 Sep - 15:00
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Sachiko ne se sentait pas à l'aise, ses tentatives étaient défectueuses et maladroites au possible. Après-tout, elle n'avait pas voué sa vie aux livres silencieux pour rien et l'excès soudain de rage de l'adolescente lui confirma cette réalité. Elle était bien incapable de gérer des enfants et surtout dans un état de crise, secouée mentalement par cette explosion sonore dont elle n'avait pas l'habitude, elle recula de deux pas. La jeune bibliothécaire se sentait inutile en cet instant et cet échec était cuisant et pesait sur son moral.


En cet instant de panique psychologique, la jeune femme pensa à la directrice elle avait toujours parlé avec facilité et clarté et elle ne pouvait pas se laisser marcher de cette façon sur les pieds. Elle devait mettre un terme à cette crise de larmes dont elle ne comprenait pas la naissance à la base. Qu'est-ce qui avait provoqué cet excès de colère ? Elle lui avait posé une question bénigne pour essayer de la faire penser à autre-chose et visiblement cette jeune fille avait un lourd secret à porter et cela pesait très lourdement sur ses épaules de jeune adolescente.


Sachiko sépara ses lèvres pour lui dire d'un ton plus sévère de se calmer, mais cette jeune fille la précéda de peu en s'excusant aussi platement que possible. Elle avait comprit sa faute elle-même et Sachiko ne devrait donc pas utiliser la menace ou la force, tant mieux car elle en aurait été complètement incapable. Elle la regarda à nouveau et s'approcha pour lui répondre d'une voix sans aucune once e sévérité :

" Non, je vous pardonne, mais pourquoi pleurez-vous ? N'êtes vous pas heureuse d'être ici ?"

Sachiko était prête à être une oreille attentive si cette jeune demoiselle souhaitait se confier à elle, mais elle ne savait pas lire dans son esprit comme dans un livre ouvert ainsi, elle lui proposa ce choix :


"Écoutez! Je vois bien que vous allez mal, hélas je ne peux rien tenter si vous me cacher la raison de cette histoire ? A moins que vous ne préfériez garder ce mal-être en vous ?"


Sachiko se permit de s'asseoir sur le matelas du lit à côté de celui de la jeune fille pour pouvoir l'écouter du mieux qu'elle le pouvait. Elle n'avait pas l'habitude de se confier à qui que ce soit à par son journal intime, mais on lui avait toujours dit qu'elle avait un don à l'écoute impressionnant et qu'une bonne conversation avec elle était aussi bénéfique que de payer pour aller voir un psy.
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Jeu 29 Sep - 11:54
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J'ouvrais mes grands orbes émeraude dans la surprise, cette femme était un véritable ange. Elle n'avait pas haussé le ton de a voix et ne m'avais pas trainer par l'oreille jusqu'à la directrice en vociférant sur moi des menaces de punitions horribles que l'ont pourrait me donner. Je n'y croyais pas à une telle gentillesse cela cachait quelque-chose d'étrange, les adultes n'aimaient pas beaucoup qu'on leur réponde et elle s'était assise près de moi pour me demander de me confier. Je la regardais d'un air méfiant, elle était bien trop gentille et je ne pouvais pas m'empêcher de penser que c'était un piège. Peut-être que cette jeune dame avait fait le rapprochement entre ma mère et moi par mon nom de famille ? Je n'avais pas à déchiffrer l'expression de son visage était-ce un sourire visant à m'amadouer pour que je me rapproche d'elle et qu'elle obtienne quelque-chose de moi, ou bien était-ce une proposition sincère ? Je ne le savais pas et je me sentais mal à l'aise pourtant elle avait l'air gentille.

" Je n'aime pas être le centre de l'attention et ces filles ont voulu être mon amie à cause de ma mère!"

Il avait été très simple pour moi de me confier à cette jeune femme, plus facile que ce que je ne l'aurais cru. Je reconnaissais cette expression interloquée serait-il possible que quelqu'un ne connaisse pas ma mère ? Non, une femme de l'âge de cette dame avait dû suivre la carrière de ma maman au moins pendant son adolescence c'était absolument impossible qu'elle ne la connaisse pas un petit peu !  Il aurait fallut qu'elle vive dans un placard.

" Je m'appelle Alizora Myst et je suis la fille unique de Taylor Myst"

J'étais très étonnée alors comme-ça il y avait une personne sur terre qui ne savait pas qui était ma maman ? D'habitude je n'avais jamais besoin de me présenter. On me reconnaissait de loin, mais il y avait donc un espoir finalement, si une seule personne ne savais pas qui j'étais peut-être alors que d'autre était dans son cas.


" Vous ne me reconnaissez pas ?"

Je m'étais précipité pour lui poser cette question, une lueur d'espoir dans mes deux émeraudes qui la fixaient et un sourire qui se formait sur mon visage jusqu'ici inondé de larmes, de colère, d'incompréhension. J'espérais tellement de sa réponse, je priais tellement fort pour qu'elle soit positive. Cela aurait été une tellement bonne nouvelle que cela aurait illuminé le reste de ma journée.
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Ven 30 Sep - 14:16
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Sachiko regarda cette petite d'un peu plus près, elle ne l'avait jamais vu jusqu'ici alors pourquoi donc devrait-elle la connaître ? Quel mystère, cette adolescente était de plus en plus étrange et elle questionnait Sachiko comme-c celle-ci venait de débarquer de la lune. La bibliothécaire avait beau réfléchir elle ne connaissait personne qui s'appelait Taylor Myst était-elle censée la connaître ? Elle lui répondit donc:

"Suis-je sensé la connaître ou vous connaître ?"


Sachiko n'y comprenait plus rien, déstabilisée par les questions de cette enfant qui paraissait très heureuse à l'idée de ne pas être connue par la bibliothécaire. A bien y réfléchir si cette enfant était une fille étrange c'était peut-être pour ça que Léna l'avait envoyé pour l’accueillir. Elle tirerait au clair cette question plus tard, pour l'heure elle se contenta de répondre avec un ton de perdue:


"Le devrais-je ? Non je ne connais pas votre mère, est-ce si important ?"

La jeune femme avait l'intime conviction que cette jeune fille était très fière de cette réponse à voir son air satisfait qui avait remplacé les phases colère et tristesse sur son petit minois. Sachiko avait toujours trouvé les adolescentes et leur lubies étranges, elle ne se souvenait pas avoir jamais été aussi changeante et elle nageait à présent en plein océan de l'inconnu. En ce moment, elle aurait préféré relire un de ses chers ouvrages policiers plutôt que d'être là face aux questionnements tous plus bizarres de cette jeune demoiselle.
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Dim 2 Oct - 1:42
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J'avais l'impression d'être en plein rêve, donc vraiment ce n'était pas une légende ? Quelqu'un sur cette planète ne connaissait pas ma maman ou a renommée ? Je ne pouvais pas me sentir plus heureuse, car cela ne m'étais jamais arrivé jusqu'ici. D'habitude où que j'aille les gens me reconnaissaient, me harcelaient et même me connaissait mieux que moi-même. Une femme ne connaissait pas ma mère, j'en était abasourdie et heureuse à la fois, une lueur d'espoir qui me redonnait un peu de baume au coeur.

"Non! Non c'est parfait!"


Ma journée venait d'être illuminée par cette jeune dame et intérieurement je la bénissais. Après tout, si une dame ne me reconnaissait pas, peut-être qu'en étant discrète je passerait totalement inaperçue. J'allais donc  faire profil bas en cours, mais toutefois j'avais légèrement oublié un détail, ces filles du dortoirs allaient probablement encore ma sauter à la gorge pour me forcer à devenir leur amie. Comment allais-je faire ?


Je regardais la jeune dame, elle devait me prendre pour une folle avec toutes ces questions étranges et moi, je me sentais un peu stupide de toute cette histoire. J'étais passée par un tel ascenseur émotionnel aujourd'hui, que cela me fatiguait nerveusement.


" veuillez pardonner toutes ces questions, c'est stupide!"


J'espérais que ma future camarade de chambre n'ait jamais entendu parler de moi ou alors qu'elle ne fasse pas le rapprochement.J'espérais cela tellement fort et en même temps je savais que ce n'était que peu probable, cette dame c'était juste par un heureux coup de chance qu'elle ne savait pas, peut-être qu'elle avait été séquestrée jusqu'à maintenant ? Je la lorgnais du coin de l’œil un peu inquiète.
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Ven 23 Juin - 16:13
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Les jeunes étaient vraiment étranges pensait la jeune bibliothécaire en entendant les questions de cette demoiselle qui ne répondait au final jamais à ses propres interrogations. Elle était littéralement passée des larmes au grand sourire pour une raison des plus étrange et Sachiko ne comprenait pas sa joie manifeste. 


La bibliothécaire avait envie de rentrer lire un bon polar, mais d'un côté elle ne pouvait pas laisser cette jeune demoiselle dans cet état qui devait être fatiguant à force.


"Vous n'avez rien fait de mal et n'avez pas besoin de vous excuser."


Je n'avais pas menti, cette petite étudiante n'était pas malpolie ou méchante comme beaucoup d'adolescentes, juste très étrange. Sachiko venait à se demander si elle devait oser la laisser seule sans craindre qu'elle ne fasse une bêtise ou au contraire devait-elle rester avec elle ? C'était exactement pour ce genre de raisons, qu'elle n'avait jamais désirer être enseignante parce qu'avec des adolescents il fallait toujours s'attendre à des comportements extrêmes et spontanés.


La japonaise remarqua le visage plein d'inquiétude de cette demoiselle et prit un air perplexe, qu'avait-elle donc encore trouver ?


"Qu'y a t'il ? Pourquoi cet air ?"
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